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 || Secrets don't remain secret for long || ft. ROY A. BLACKBLOOD ||

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Charlie Minsk
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Lun 10 Avr 2017 - 20:07

Secrets don't remain secret for long


Jour après jour, je me sentais dériver toujours davantage vers les ténèbres. Je sombrais, me noyant dans l’immensité obscure de l’emprise néfaste de mon père. Ma vie était-elle vouée à être un simple bien de consommation ? Je ne pouvais tout simplement pas me résigner à une telle vérité et vivre docilement selon les commandements de mon père. Ma vingt-troisième année de vie sera marquée par le renouveau. J’avais tout pensé, réfléchit jusque dans les moindres détails afin d’échapper à ce monde qui m’était en horreur. Ce jour, que j’attendais depuis tant d’années était finalement arrivé : j’allais enfin pouvoir vivre selon mes propres commandements.

Comme chaque matin le réveille m’extirpa d’un sommeil qui avait tant tardé à se faire maître de mon corps.  Les bras de Morphée ne semblaient guère aimer m’enlacer. Mon visage marqué par la fatigue, fut surprit par le reflet qui lui était offert par le miroir. Ce que j’étais la seule à pouvoir voir avait disparu. Mon collier, celui qui annonçait que je m’approchais irrémédiablement de la mort, n’ornait plus mon cou. Une telle chose était impossible, aucune explication ne me paraissait sensé. Toutefois, il avait certes disparu pour une raison que je pouvais guère concevoir à ce moment précis, mais, le fait qu’un collier au colorie aussi obscure que mon âme devait l’être ne décorait mon port de coup, sous-entendait, que mon plan ne me guiderait pas tout droit vers la mort. Je me préparais rapidement, car ce jour était réglé comme du papier à musique, et je n’avais guère le luxe de pouvoir commettre la moindre erreur. Si mon plan échouait, jamais plus je ne pourrais fuir, je se serais condamné à vivre pour l’éternité auprès de mon tirant.

Mon plan était en fait assez simple, mais le financement pour ce dernier était ce qui m’avait demandé tant de temps et d’efforts. A l’abris de toutes suspicions de mon père j’avais enchaîné les missions en intérimaire : je m’étais acheté une nouvelle identité au marché noir, et grâce à cela je m’étais ouvert un compte en banque sous le nom que je venais d’acquérir, afin de pouvoir subvenir à mes besoins lorsque je serais enfin affranchit. Années après années, j’avais bâtit ma nouvelle identité, telle une nouvelle peau que je vêtirais lorsque celle de Charlie Minsk disparaîtrait dans les entrailles de la mort.

Ainsi, mon plan se divisait en trois étapes. Premièrement, je devais me rendre à la salle de sport dans laquelle je m’étais inscrite il y a plusieurs mois, et y faire mon sport habituel. Deuxièmement, je devais me rendre dans le hammam afin de me détendre après cette séance de sport intensive, ce lieu où les chiens de garde de mon père ne pouvaient guère me suivre. Cependant avant de m’y rendre, je devais retourner dans les vestiaires se trouvant juste avant le hammam, et… juste avant sa sortie de secours qui représentait mon exutoire tant attendu. Je récupérerais donc le sac à dos contenant tous les papiers de ma nouvelle vie dans le casier que j’avais soigneusement privatisé la veille. Je dissimulerais le sac sous mon peignoir en soie, et me dirigerais vers le hammam comme je le faisais chaque jour depuis près de trois mois. Mais cette fois, je n’ouvrirais pas la porte de droite, mais bien celle de gauche, qui donnait sur l’extérieur. Et enfin, la dernière partie de mon plan : lorsque je me trouverais enfin à l’extérieur, je délaisserais mon peignoir, je chausserais mes converses rouges, et me dirigerais vers le coin de la rue, dans lequel un taxi m’attendrait.

Alors, tandis que chaque partie de mon plan avaient pu être exécutés sans encombres, tandis que je courrais vers mon salut, je fus coupée dans mon élan. La voiture qui m’attendait n’étais guère celle que j’espérais. Cette Audi R8 au colorie noir mat, qui était le lieu de nombre de mes cauchemars. Comment ? Comment mon père avait-il pu avoir écho de mon plan ? Mon corps refusait de faire le moindre mouvement, tandis que mon regard brumeux restait fixé sur le véhicule. Mes pensées étaient troublées, et se confondaient les unes aux autres, de telles qu’aucun raisonnement sensé ne semblait vouloir me sauver. Mais qu’importe si mes actions étaient celles d’un être désespéré, je ne pouvais plus faire marche arrière. Quoique cela me coûte, je devais fuir, qu’importe le lieu, je devais disparaître. Alors, après une grande inspiration, je me mis à courir, trouvant en moi, une envie de vivre que j’ignorais jusqu’alors. J’ignorais où mes pas me menaient, j’ignorais si mon père et ses chiens de garde me suivaient, mais je courrais de toutes mes forces, jusqu’à sentir la saveur du sang dans ma gorge, jusqu’à ce que mes allaitements me fassent souffrir, jusqu’à ce que mon point de côté ne soit plus qu’une douleur parmi tant d’autres. Dans ma fuite effrénée, je fini par tourner dans une ruelle sombre, afin de me cacher dans l’ombre. Cachée derrière des montagnes de déchets, j’avais utilisé toute l’énergie présente dans mon corps chétif. Je tombais à terre, essayant vainement de reprendre mon souffle alors que je retenais avec difficulté les larmes qui voulaient tant orner mes joues rosées. J’étais si misérable, si pitoyable, que cela me donnait des crampes à l’estomac. J’étais à terre, adossée contre le mur crasseux de cette misérable ruelle nausée à bonde. C’est alors que des pas commencèrent à retentir, ma main fermement positionner contre ma bouche, je tentais désespérément de faire silence. Qu’importe si je devais mourir d’asphyxie, cela était toujours mieux que d’être retrouvé par mon père. Mais malgré toutes mes espérances, je fus rappelée à la dure réalité. Alors que je relevais mon regard humide vers les trois hommes qui me faisaient face, je n’avais plus aucun moyen de fuir. J’étais condamnée. Mon père et ses deux bras droits me regardaient avec haine et dégoût. J’avais déjà causé la colère de mon père, maintes et maintes fois, mais cette fois-ci, cela était différent. Jamais, jamais, je ne l’avais vu dans un tel état. Mon corps se mit à trembler inconsciemment tandis qu’il se fit lever de force, jusqu’à ne plus toucher le sol.

« Ton corps, ton âme, tout, tout de toi m’appartient. Tu croyais pouvoir me fuir aussi aisément ? Je vais faire en sorte que plus jamais l’idée même d’un tel acte n’émerge dans ton esprit misérable », exclama mon père d’un ton grave tandis que mon corps se faisait peu à peu marquer par des colories qui ne lui sied guère. La douleur était intense, mais j’avais appris avec le temps, que les larmes ne faisaient qu’empirer la sentence. J’acceptais alors mon sort docilement, comprenant aisément que plus rien ne serait comme avant. Notre relation venait d’atteindre le point de non-retour. Mais une sensation étrange commençait peu à peu à parcourir chaque part de mon corps blessé. La douleur était en train de disparaître, tandis que mon corps se faisait de plus en plus léger. Leur voix se faisaient de plus en plus distante, tandis que ma vision devenait brumeuse. Qu’était-il en train de se passer en moi ? Je n’allais guère tarder à avoir la réponse.

« Patron, je crois que votre fille est morte ».


Ouvrant grand les yeux de surprise, je les baissai instinctivement, pour constater l’inconcevable. Mon corps sans vie était à mes pieds. Je n’étais plus spectatrice, mais bien actrice de ce monde invisible. Malgré un sentiment de légèreté des plus nouveaux pour moi, je sentais que mon âme n’était guère en paix, et que la lumière me serait refusée. Je restais donc près de mon corps, contemplant la froideur du regard de mon père face à mon corps inanimé. Il ne venait pas de perdre son enfant, mais bien l‘un de ses plus gros investissements. Il frappa un coup dans mes côtes en signe de mécontentement. « Si faible », ses deux misérables mots transpercèrent mon cœur d’âme en peine. Je ne m’étais jamais fait d’idées tant qu’à ses sentiments à mon égard, mais cela restait tout de même éprouvant.

« Je ne veux guère de soucis avec la justice à cause d’un être aussi pitoyable, nous allons abandonner son corps au milieu de la forêt, là où personne ne la trouvera. N’oubliez pas son sac, ne laissons aucune preuve explicite de sa venue ici ».

Étrangement, mon géniteur les accompagna dans cette tâche dont sa présence n’était guère requise. Pourquoi ? Cela je l’ignorais. Ainsi, sans même prendre la peine de me mettre sous terre, ils m’abandonnèrent au milieu de ce paysage hostile. Ils me laissèrent seuls face à ma dépouille, face à mon corps meurtri par les coups. Impassible, je soupirais. Finalement, j’avais eu ce que je désirais : j’étais enfin loin de l’emprise néfaste de mon paternel. Mais tandis que j’acceptais mon sors, je sentais mon âme se faire rappeler par mon corps. Hors de toute maîtrise de ma part, lorsque mes yeux s’ouvrirent de nouveau, toute légèreté avait disparu, pour laisser place à la douleur d’un corps battu. J’allaitais, mon cœur qui reprenait ses activités ne semblait vouloir se calmer. Mes membres tremblaient comme s’ils souhaitent par eux-mêmes vérifier leur état de marche. Mes joues étaient ornées par des larmes que j’avais retenu depuis bien trop longtemps. Non seulement j’étais en vie, mais qui plus est j’étais libre puisque mon père me pensant morte ne me rechercherait pas. J’ignorais comment les choses avaient pu tourner ainsi, mais cela m’importait peu, je me mis alors à rire. A rire de bon cœur, face à cette situation que je n’aurais pu imaginer. Je devais sans nul doute paraître folle, à rire de cette manière qui ne me ressemblait guère, qui plus est seule au milieu de la forêt tandis que mon corps présentait des caractéristiques qui ne prêtaient en rien au rire. Mais plus rien n’avait de l‘importance, j’étais enfin libre. Je fis alors une première tentative afin de me relever, mais elle se couronna par un échec. Ce ne fut qu’au troisième essai que je fini enfin par me stabiliser sur mes jambes. L’ensemble de mes organes avaient repris leurs activités dans le calme, mais cette tranquillité n’allait guère durer. J’étais perdu dans un lieu dont j’ignorais la sortie, qui plus est dans un état lamentable. N’oubliant pas de récupérer mon sac je commençais à m’aventurer dans cette forêt profonde, dont le silence avait un écho des plus apaisants. Je fini par tomber sur une maisonnette dont les habitants qui l’occupaient, semblaient absents. Mais alors que je m’approchais la porte s’ouvrit par elle-même. Si cela pouvait en effrayer certain, cela ne me dérangeait guère, j’avais grandi avec ces êtres après tout. Je fis donc la rencontre d’une étudiante qui s’était suicidée à cause de l’homme qui vivait dans la demeure où je me trouvais. Elle, comme tant d’autre quémandait mon aide. Alors, nous fîmes un pacte : je l’aiderais à se venger, si elle me guidait vers la ville. Je dérobais alors quelques vêtements après m’être douchée rapidement afin de nettoyer le sang qui avait séché sur l’ensemble de mon corps. C’est ainsi, que je pus reprendre la route vers la ville, prête à commencer ma nouvelle vie.
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Roy A. Blackblood
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Mer 12 Avr 2017 - 13:40

SECRETS DON'T REMAIN SECRET FOR LONG



Roy était caché parmi les arbres, accroupi, le plus proche possible du sol. Les mains de chaque côté de son corps, ses genoux presque collés à son torse, il observait un drôle de manège juste en face de lui. Il sentait les problèmes venir si jamais il se faisait voir, alors en silence, il gardait un œil sur le petit groupe qui tenait une jeune femme dans leur bras. Était-elle morte ? Les diverses blessures parcourant son corps ne laissaient pas de place au doute. Et son regard, vide de toute lumière, semblait regarder au delà de ce qu'un humain puisse voir. Elle était définitivement morte. Roy fronça les sourcils, suivant discrètement ces trois personnes en longeant les arbres alentours, s'adossant à certains afin d'éviter de se faire prendre. L'adrénaline grimpait de plus en plus et sa respiration, saccadée, s'affolait par moment alors que le regard d'un des hommes se portait dans sa direction. Sans jamais le voir. Alors il continuait de les suivre, évitant avec soin les branches au sol susceptible de le démasquer. Il allait amorcer un autre pas, décidé à rejoindre l'un des arbres le plus proche possible de la scène, lorsque le petit groupe s'arrêta brusquement, l'individu au centre se retournant rapidement afin de guetter les environs. Dans un juron, le brun se replia derrière un tronc, son souffle coupé dans le but de faire le moins de bruit possible. Son cœur cognait avec un telle force dans sa poitrine qu'il craignait que les malfrats ne l'entendent. Et il le maudissait intérieurement, priant pour qu'il arrête de s'affoler inutilement. Après plusieurs minutes interminables, il osa passer sa tête hors de sa cachette, épiant les faits et gestes des hommes alors qu'il déposait le corps à terre. Fronçant les sourcils, Roy les détaillait, surprit de voir que celui qui semblait le plus riche des trois avait le visage le plus haineux qu'il ait put voir. Avait-il un quelconque lien avec la fille ou alors était-elle un "dommage collatéral" qu'il n'avait pas prévu ? Les questions fusaient dans son esprit tandis que le petit groupe abandonnait le corps, repartant comme ils étaient venu, les yeux méfiants, la tête tournant dans tous les sens afin d'éviter que quelqu'un ne les remarque. Il ne prenait même pas la peine de l'enterrer, la laissant seule au milieu de la forêt, parmi les arbres, susceptible de se faire bouffer pas les animaux sauvages la peuplant. Il avait beau ne pas la connaître, être un parfait étranger dans cette histoire, il se voyait mal laisser le corps dans un endroit comme celui-là. Certes, le lieu était sacré pour les enchanteurs, mais les morts se devaient de retourner à la terre. Au moins pour le respect... Alors, tout en vérifiant que la voix était libre, il se releva, avançant avec prudence vers le cadavre de la jeune fille.

Mais elle se réveilla. Brusquement. Et le cœur de Roy loupa un battement. Il resta quelques secondes, ébahit, persuadé qu'elle avait rendu l'âme, avant de se ressaisir et de se cacher encore une fois derrière un arbre. C'était une blague pas vrai ? Une caméra cachée ? Le groupe avait-il vraiment vérifié le pouls de la brune avant de l'abandonner à son sort ? Surement que oui... Alors quoi ? L'enchanteur avait pourtant bien vu son regard, ses yeux grands ouverts et sa poitrine ne se soulevant pas comme elle devait le faire habituellement. Elle était morte, il en aurait mis sa main à couper. Maintenant, existait-il un quelconque pouvoir qui pouvait plonger son enchanteur dans un état proche de la mort ? La simulant ? Il serait très intéressant dans ce cas là...

Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas immédiatement que la jeune femme s'était déjà relevée, tanguant sur ses jambes après la troisième tentative. Mais néanmoins debout. Il se pencha légèrement, l'observant s'éloigner en s'enfonçant plus profondément dans la forêt. Que devait-il faire ? L'interpeller ou la laisser seule se débrouiller ? Il n'avait pas que ça à faire, déjà qu'il s'était trop attardé dans les environs alors qu'il devait aller travailler... Il allait rebrousser chemin, mais il se retourna bien vite, suivant la direction qu'avait pris la brune quelques instants plus tôt. Il se maudissait intérieurement. Bien qu'il était devenu un être des ténèbres, reniant ses propres origines, Roy avait - par moment - de bons fonds. Même si la plupart du temps, c'était pour satisfaire ses besoins égoïstes. Laisser partir cette enchanteresse au pouvoir si utile ne serait pas bon pour lui. Peut-être pourrait-elle lui servir s'il en savait un peu plus sur ses capacités ?

Il l'a suivi jusqu'à ce qu'elle tombe sur une maisonnette semblant vide, la porte s'ouvrant cependant toute seule. Le brun fronça les sourcils. Parlait-elle toute seule ? Ou y avait-il quelqu'un qu'il ne voyait pas ? Décidément, cette jeune femme était bien intrigante. La détermination du Blackblood n'en fut que plus grande à mesure que sa curiosité s’emballait. On dirait qu'il était tombé sur quelque chose de plus intéressant que ses travaux de bois à l'ébénisterie. De quoi le conforter dans l'idée qu'il avait bien fait de la suivre.

Il l'entendait murmurer à quelqu'un avant de rentrer dans la bâtisse. Roy attendit donc patiemment à l'extérieur, ne se voyant pas franchir le pas de la porte d'un air décontracté. Plusieurs minutes qu'il attendait là, assit le dos appuyé contre un arbre alors qu'il entendait faiblement de l'eau couler. Puis enfin, elle ressortit, de nouveaux vêtements sur le dos, la crasse qui parcourait son corps plus tôt ayant subitement disparue. Roy se releva - toujours caché derrière le tronc - avant de se décider à la confronter. Elle s'était arrêtée à quelques pas de là et il en profita pour la rejoindre, silencieux afin qu'elle ne prenne pas peur et ne fuit misérablement. Il ne voulait pas la pourchasser, il n'était pas d'humeur. Alors il avançait prudemment, jusqu'à ce qu'il soit assez proche d'elle pour entamer la discussion.

- Ça t'arrives souvent de revenir d'entre les morts ou bien c'est occasionnel chez toi ? lui demanda-t-il, toujours avec ce tact dont il savait faire preuve.

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Charlie Minsk
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Jeu 13 Avr 2017 - 17:22

Secrets don't remain secret for long


L’environnement qui s’offrait à mes yeux était sublime, si paisible et vivant à la fois. Dans mon existence, rares étaient les lieux dans lesquels je mettais rendu où la marque de l’homme était si peu présente. Alors, tandis que je suivais docilement les pas de l’esprit afin de rejoindre la ville, j’admirais l’œuvre de la nature, telle une enfant découvrant un nouveau monde. La douce brise qui caressait ma chevelure encore humide apaisait mon anxiété. L’idée de venir vivre dans ces lieux à l’aura si plaisante ne cessait d’émerger dans mon esprit encore brumeux. Mais alors que mes yeux d’enfant observaient le monde qui s’offrait à eux avec appétit, ils furent attirés par un être qui ne craignait de soutenir mon regard. De fait, il n’était guère surprenant de rencontrer tant d’âmes en peine dans un tel lieu, mais cette femme, son regard possédait une essence intrigante sans que je ne puisse en donner les raisons. Lorsque mon corps pris conscience de sa présence, instinctivement il mit fin à sa route. L’étudiante, probablement pressée que je respect ma part du marché, réclamait que je reprenne la route. Mais sa voix me paressait comme un doux écho lointain, tandis que le regard désespéré de la femme intrigante, envoûtait mon esprit. Depuis ma naissance, j’avais rencontré des esprits en tous genres, aux histoires variées et aux buts divers : cependant, aucun d’entre eux n’avaient un regard aussi bouleversant. Entre désespoir et remords, même un cœur tel que le mien, ne pouvait rester de marbre. Mais alors que nous nous regardions dans le blanc des yeux, chacune semblant vouloir sonder l’autre, elle s’approcha de moi, jusqu’à ne se trouver seulement qu’à quelques centimètres. Cette proximité soudaine, me surpris légèrement, tandis, qu’elle finit enfin par briser le silence qui régnait.  

« Sauvez-le »

Sa voix était à l’image de son regard, le chagrin semblait en être le seul souverain. Mais face à ses dires des plus énigmatiques, je ne pouvais qu’être que dubitative. Quand bien même je déciderai de l’aider pour une quelconque raison indéterminée, je ne comprenais guère ce qu’elle attendait de moi. De qui pouvait-elle bien parler ? Cela, je n’allais guère tarder à la découvrir, tandis, que la jeune femme sans m’en dire davantage, disparu.

« Ça t'arrives souvent de revenir d'entre les morts ou bien c'est occasionnel chez toi ? »

Alors que mon esprit restait perplexe tant qu’à cette rencontre impromptue, mon corps se redit instantanément lorsqu’une voix d’homme m'interpella. Cette voix était bien plus agréable à l’écoute, que celle de mon père et de ses chiens de gardes, dans ce sens, j’étais quelque peu rassurée. Néanmoins, au vu de sa question, ma soudaine liberté était compromise. Alors, mon corps qui avait déjà dépassé son quota d’émotions pour la journée, voir pour la semaine, cessa tous mouvements, comme si cela pouvait me rendre invisible. Pendant quelques secondes, je restais dos à lui, tendant désespérément de reprendre le contrôle des fluctuations incontrôlables de mes émotions. J’étais certes un être impassible et calme de nature, mais je restais tout de même humaine, et au vu des évènements de la journée, il m’étais de plus en plus difficile de dissimuler mes faiblesses. Mais qu’importe combien j’étais exténuée, j’étais bien trop prêt de but pour échouer. Je devais reprendre le contrôle de la situation. Je devais m’assurer que cet homme ne serait pas mon épée de Damoclès. Alors, après une grande inspiration afin d’ordonner à mon esprit de se calmer, je me retournais enfin, afin de faire face à cet homme. Pour être sincère, je ne m’attendais guère à tomber nez à nez avec un tel être : il était plutôt jeune, plutôt bien bâtie, plutôt… charmant. Mes yeux qui le regardait de haut en bas, essayaient de l’analyser afin de savoir au mieux comment agir. Au vu de l’état de ses mains, c’était un manuel, peut-être était-il le résidant de la demeure de laquelle je venais de sortir ? Non, au vu de sa musculature, les vêtements que je venais de voler ne lui conviendraient guère. De plus, l’étudiante, n’aurait guère réagit de cette manière, si cet homme était son assassin. Alors, ma deuxième hypothèse était qu’il devait probablement travailler dans la forêt. Mais qu’importe, le constat était que si je venais à me battre contre lui, je serais maîtrisée rapidement, de même si je tentais de fuir. Mais options face à cette situation diminuaient à chaque hypothèse que mon esprit prononçait sur cet homme. A vrai dire, si je voulais reprendre le contrôle de la situation, la ruse, était ma seule échappatoire : tant mieux car c’était bien, l’un des seuls domaines dans lequel j’excellais.

Un rictus se dessina alors sur mon visage, et tandis que je me mettais inconsciemment à caresser le l’aube de mon oreille droite, comme je le faisais toujours lorsque j’étais anxieuse, je fini enfin par prendre la parole, après ces secondes, qui avaient semblé durer des heures.

« C’est bien connu, les riches ont de drôles de passe-temps ».

Certes, niveau répondant j’avais déjà fait bien mieux, mais au vu de la matinée que je venais de passer, il ne fallait pas trop m’en demander non plus. Ainsi, tendant désespérément de cacher mes craintes, je m’approchais de lui afin de me positionner face à ce dernier. Comme pour me persuader que je n’étais pas en position de faiblesse, je le regardais dans le blanc de yeux, avec cet air fier que je savais si bien jouer.

« Et puis-je avoir le plaisir de savoir à qui ais-je affaire ? »

________


« J'ai appris que dans ce monde rien n’est éternel. Les souvenirs finissent par s'estomper, les gens finissent par disparaître, les sentiments finissent par changer. Tout n'est qu'éphémère. Pourtant on s'accroche, on vie comme s’il existait toujours un lendemain. Quelle belle illusion qu'est la vie. Nous faisant goûter à la passion, l'amour, le bonheur pour nous les reprendre sans exutoires, ne laissant derrière elle que de doux souvenirs éphémères ».
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Lun 17 Avr 2017 - 15:06

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SECRETS DON'T REMAIN SECRET FOR LONG



Il était juste subjugué par le regard qui se présentait devant lui. Il ne l'avait pas remarqué auparavant - trop éloigné sans doute pour pouvoir distinguer ces yeux vairons - mais lorsqu'il l'observait de plus près, il était tout simplement ébahit. Un tel regard était rare et très...dérangeant. Roy avait l'impression que la brune lisait à travers lui, le passant sous rayons x. Il en oublia presque la raison de sa venue auprès d'elle. Avant de reprendre contenance et d'essayer de faire fi de ce regard un peu trop perturbant. Elle s'était retournée après plusieurs minutes où elle était restée parfaitement immobile, semblant penser qu'elle disparaîtrait - ou qu'il disparaîtrait - si elle ne bougeait pas d'un millimètre. Il avait alors croisé les bras, attendant patiemment qu'elle ne daigne lui faire face. Désormais, elle le détaillait tout comme lui le faisait, sans qu'une parole ne soit échangée entre eux. La question du Dirarys restait alors en suspend tandis qu'une légère tension s'installait tranquillement.

- C’est bien connu, les riches ont de drôles de passe-temps. lui répondit-elle avec une légère pointe de sarcasme dans la voix.

Alors elle était riche ? Roy ne lui avait pas demandé autant d'indications sur sa vie, mais au moins il était fixé et pouvait se permettre de faire des hypothèses quant à la scène qu'il avait précédemment surprit. Sans doute un kidnapping qui aurait mal tourné ? Fille d'un père à la richesse démesurée, surement que ses agresseurs lui ont demandé une rançon contre sa liberté ? A moins que ça ne soit tout autre chose et que le brun se fourvoyait complètement. En attendant, il sourit face à la remarque de l'étrange jeune femme qu'il avait devant les yeux, qui - entre temps - s'était rapproché de lui, l'air faussement confiante. Il n'en doutait pas pour ça. Elle le détaillait tout comme lui le faisait, cherchant sans doute des faiblesses ou tout autre indice susceptible de l'aider à mieux cerner celui qui lui faisait face.

- Et puis-je avoir le plaisir de savoir à qui ais-je affaire ? demanda-t-elle soudainement.

Il ricana néanmoins face à temps de témérité et sourit très franchement alors que la tension s'envola brusquement.

- Ça serait plutôt à moi de te demander ça sachant que j'ai risqué ma vie pour découvrir ce qui se trame. répondit le brun, narquois.

Il était tout à fait sérieux bien qu'il savait que la brune n'y était absolument pour rien dans tout ça. Mais il voulait s'amuser tout en découvrant le pourquoi de ce drôle de manège précédemment. Ainsi que l'origine de son pouvoir. Sa curiosité n'avait jamais été aussi intriguée par une chose. Et le brun ne regrettait absolument pas sa soudaine envie de suivre le groupe il y a de cela plusieurs minutes. Peut-être pourra-t-il utiliser ses compétences pour ses propres projets qui sait ? Après tout, il avait un bon moyen de pression désormais.

- Dis-moi, c'étaient qui ces gusses qui t'ont abandonné ici ? demanda-t-il brusquement, sans attendre qu'elle ne lui donne son prénom.

Le gars au milieu l'intriguait plus que les deux autres qui l'accompagnaient. Bien habillé, surement richissime il contrastait horriblement avec la forêt alentours. Un parfait petit fils-à-papa ne serait jamais venu par ici sans une bonne raison... A savoir, se débarrasser du corps. Mais ça, il aurait pu laisser ses subalternes faire le sale boulot non ? A moins qu'il n'ait absolument aucune confiance en autrui et qu'il ait préféré voir ça de ses propres yeux ? En tout cas, ça intriguait Roy qui voulait par-dessus tout en apprendre d'avantages. Et au diable si la brune n'avait en aucune façon envie de répondre à ces questions trop personnelles sans doute. Elle ne voulait surement pas qu'elle soit retrouvée alors qu'elle était censée être morte...

- Et qui es-tu pour eux ?

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