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 Craquantes retrouvailles | ft Laureen Abberton

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William C. Gardner
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Sam 1 Juil - 22:45

featuring LAUREEN ABBERTON
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starring WILLIAM C. GARDNER
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「 Craquantes retrouvailles 」
C'était une journée calme. Une quinzaine de clients en début de matinée et trois depuis la fin de sa pause. Des quintes de toux pour la plupart, et quelques petites fièvres. Rien d'anormal pour cette saison où les températures s'étaient brutalement mises à chuter après deux semaines de grande chaleur. Ces quelques personnes mal préparées aux intempéries de l'été assuraient, chaque année, une bonne clientèle. Pas besoin de consultation médicale. Une rapide prise de température - quelques questions de routine et ils repartaient, rassurés, une plaquette de comprimés dans la main.

Rien de bien passionnant pour l'instant, donc, ce qui était loin d'ennuyer le Gardner. Il en était maintenant à son quatrième mois de stage dans la boutique. Ses habitudes étaient prises, ses habituées, aussi. Les horaires étaient flexibles et pas trop contraignantes, la paye était bonne et le travail était assez gratifiant - même en ces temps de rhumes viraux : on ressortait de la pharmacie bientôt soigné.

Mais ce qui plaisait le plus à Billy n'était tant pas le contact humain, mais le temps qu'il pouvait maintenant consacré à ses recherches. Car ce goût pour les mélanges d'hydrolat et de poudre, de concoctions étranges à base de plantes et d'autres résidus organiques, William le tenait de son enfance. Entre deux jeux de jardin, il s'amusait à confectioner et à tester - voire même, à faire tester, des petites potions.

La Médecine avait beau être une branche plus prolifique, elle ne lui aurait jamais laissé le temps d'expérimenter. Le Gardner se destinait un jour à la recherche. Il rêvait de trouver une recette miracle, le composant qui manquait depuis des années à une formule, quelque chose qui permettrait de marquer les esprits, et qui ferait du monde un endroit plus sûr.

Mais rien ne pressait encore. Ses recherches pourraient bien durer des années, voire des décennies encore - peu lui importait. Non, au contraire, c'était même mieux ainsi. William avait horreur des jeux qui ne duraient pas - des choses qui prenaient fin subitement. De ce qui était trop facile.

Il appréciait ce travail qu'on lui avait proposé. Il n'était pas encore nécessaire pour son cursus d'entrer en apprentissage, mais ses bonnes notes ainsi que son excellente position sociale lui avait permis de décrocher cette place un peu plus trop. Une connaissance - ravie, se chargeait de lui envoyer les cours manuscrits, il ne lui restait donc qu'à partager son temps entre ceux, pratiques, et ce job à mi-temps.

L'endroit lui plaisait également. La devanture était d'origine mais avait été remise un peu au goût du jour - la peinture vert sombre était encore fraîche. On pouvait lire, écrit en lettres capitales, D. BROWN - PHARMACIEN DE 1ère CLASSE. William ignorait s'il s'agissait là de quelques choses de plus que d'un simple attrait de décoration. Monsieur Brown n'était pour ainsi dire jamais là - quelques heures en fin d'après-midi tout en plus !, laissant ainsi la boutique aux bons soins de ses apprentis.

La pharmacie était, pour ainsi dire, antique - enfin, à moitié. Si le comptoir et l'étagère de derrière étaient de ces meubles ayant vécu une vraie histoire, le reste de la boutique était beaucoup plus moderne, avec des présentoirs en fer et de grosses lettres blanches en bois. Deux ordinateurs, fixés sur une plaque en verre, avaient été mis en place aux deux postes d'encaissement, sur le bureau. 

Le client, une fois arrivé dans la boutique, avait le champ libre pour se balader à travers les quelques étalages de parapharmacie, d'hygiène et de confort. Les huiles naturelles et les produits biologiques se trouvaient un peu à l'écart, au côté opposé du comptoir - conseiller à une 'patiente' telle ou telle crème ou lotion était une tâche qu'il n’affectionnait pas particulièrement. Mais les pharmacies se diversifiaient de nos jours et William était bien obligé d'apprendre sur le tas.

L'immense meuble en bois derrière lui contenait entre autres homéopathie et médecine dite ancienne. Des flacons de senteurs aux bonnes propriétés, des concoctions aux vertus apaisantes, des minéraux issus d'un pays lointain.. Il s'agissait de loin de ce que préférait traiter William. Derrière cette étagère, à l'abri des regards indiscrets se trouvaient la petite salle du personnel, une autre - un poil trop exiguë, servant pour les consultations 'privées' et enfin, les rayons de médicaments, méthodiquement rangés. Les règles de sécurité étaient strictes : les vrais médicaments ne devaient jamais être à la portée des clients, et une serrure à code empêchait l'accès à ceux-ci.

La boutique était en somme assez spacieuse - mais la moitié de celle-ci restait interdite et invisible à l’œil du client.

Il était maintenant midi passé. Les venues se feraient plus tard jusqu'aux coups de quatorze heure, environ, ce qui lui laissait le temps de potasser un peu son dernier cours.

Un tintement clair se fit soudainement entendre dans la boutique. Un critérium vissé dans la main, à l’affût de la faute à corriger, William mit quelques instants à lever la tête. Le deuxième apprenti - un gringalet à la physionomie trop commune, était en train de faire l'inventaire ; il était donc seul à assurer la permanence du midi.

L'arrivante était une jeune femme brune. Billy la jugea un court instant du regard, tentant de savoir s'il s'agissait d'une de ses habituées, avant de l’accueillir avec un sourire affable.

« Bonjour.  »

Il reporta presque aussitôt ses yeux sur la feuille qu'il griffonnait. Non - son visage ne lui disait rien. Elle venait sans doute se procurer une de ces crèmes de jour, ou un de ces sprays anti-bactériens - rien de bien compliqué. Ni de trop contraignant, encore une fois.

________

twist of fate


Dernière édition par William C. Gardner le Ven 9 Mar - 23:32, édité 1 fois
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Laureen Abberton
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Dim 9 Juil - 2:01




Craquantes retrouvailles


ft.Billy. 1058 mots


Qu'est ce que c'était agaçant... C'était bien la dixième fois qu'elle pensa ça aujourd'hui. L'idée de sortir la mettait clairement de mauvaise humeur, pendant que les nuages lui cachaient un soleil qui peut être aurait pu être réconfortant. Mais elle était là, dans ce fauteuil trop confortable, un livre d'une écrivaine célèbre de la ville entre les mains. Et les médicaments n'allaient pas lui arriver tout seul dans le bec. Quand elle avait su que sa pharmacie habituelle allait fermer, Laureen avait commandé un gros stock de médicaments, avant de franchir pour la dernière fois la porte de cette endroit qu'elle avait si souvent visité. Le temps avait passé, et le stock avait progressivement diminué... jusqu'à aujourd'hui, où l'étape nouvelle pharmacie n'était plus une option.

Ce n'était pas seulement la météo peut encourageante qui l'ennuyait. L'idée de rencontrer de nouvelles personnes ne l'enchantait pas non plus. On pourrait croire qu'être taxi montrait son affection pour le lien social, mais non. Laureen avait juste promis à sa grand mère de faire des efforts pour ne pas finir en ermite avec 45 chats dans sa petite maison. Alors, elle qui aimait conduire, sentir le vent rapide passer de l'extérieur jusqu'à sa joue dans la nuit pleine de mystères, elle avait trouvé en dirigeant sa petite voiture dans les rues d'Elyas, de quoi être heureuse tout en rencontrant deux ou trois alcooliques.

Mais se rendre à une nouvelle pharmacie, c'était devoir parler à tout plein d'inconnus qui ne savaient pas encore que Laureen n'était pas une charmante cliente à qui faire la conversation. Si une seule mamie lui parlait des putains de nuages dehors, elle ne répondait plus de rien ! Enfin, elle allait devoir prendre ce risque. Sans ses antidouleurs, au bout de quelques heures, les larmes couleraient sur ses joues, incontrôlables. Jamais elle ne pourrait comprendre les gens qui usait de médicaments comme des drogues, pour effacer une soi-disant douleur mentale. Whitestone, mais dont l'empathie restait à découvrir... néanmoins, si quelqu'un avait besoin d'aide, elle aidait. Que faire d'autre ?

La souffrance n'était même pas le problème principal. Ses os fragiles nécessitaient d'autres traitements, et s'en passer n'était clairement pas une bonne idée. Au bon souvenir de ses os brisant lors qu'une chute, elle balança le magazine à travers la pièce, en se levant doucement. Devait-elle se changer ? Non, elle se fichait bien d'être présentable ou non. Prenant son sac et ses clés, elle passa tout de même devant une glace, et arrangea un peu ses cheveux. Qui sait, elle pouvait croiser Ellias ! Aux yeux de ce garçon ci, elle ne voulait pas ressembler à Gollum sortant de sa grotte à la quête de l'anneau. Finalement elle poussa un soupir en quittant sa chaleureuse demeure.

Après avoir vérifié que la lumière de son taxi n'indiquait pas qu'elle prenait les clients, une main sur le guidon, l'autre sur le levier de vitesse... elle avait le contrôle. Sans même qu'elle ne le réalise, sa petite voiture l'avait conduit devant une pharmacie. Parfois, Laureen avait vraiment l'impression que cette caisse avait une âme. Un truc. Bourrée, ça lui était même arrivé de lui parler, mais bon, ça restait entre elles...
La Médecine avait beau être une branche plus prolifique, elle ne lui aurait jamais laissé le temps d'expérimenter. Le Gardner se destinait un jour à la recherche. Il rêvait de trouver une recette miracle, le composant qui manquait depuis des années à une formule, quelque chose qui permettrait de marquer les esprits, et qui ferait du monde un endroit plus sûr.

Sortie de sa voiture, elle y était maintenant adossée, admirant un peu la devanture. Maintenant qu'elle était là de toute manière...C'était incroyable comme les gens ne se laissaient jamais le temps de rien ! Ca l'avait toujours effaré, comme si en grandissant, on ne pouvait plus s'émerveiller d'un rien. Oui, la vie savait nous montrer des aspects qui en tout pouvait nous en dégouter. Mais si on oublie de voir ceux qui nous enchantent, à quoi bon continuer ? Bon, ce petit discours revendicateur des modes de vie était un peu inutile actuellement, car la devanture n'avait rien de bien extraordinaire. En même temps, dans un endroit où ils vendent de quoi nous accrocher à la vie, ils n'ont pas vraiment besoin d'être vendeur supposa Laureen. Pourtant, l'ancienne boutique où elle allait, si elle pouvait l'appeler ainsi, avait gardé son côté ancien, ce qui avait toujours plu à l'enfant devenu jeune femme. Enfin, l'endroit ne semblait pas non plus détestable, en gardant quelques petits éléments rustiques.

Finalement, elle quitta le confort de ce qu'elle connaissait pour s'en aller vers l'inconnu. La porte où plutôt un tintement signala son entrée, ce qui lui déplut. Ca faisait vraiment magasin, comme pour signaler au vendeur qu'il était temps de faire son petit chiffre d'affaires... Hé oui, à la fois elle ne voulait pas qu'on lui parle de trop, et en même temps pas qu'on la traite comme un client parmi tant d'autres. En tout cas, pas de mamie bavarde à l'horizon. Tout était étrangement calme... Laureen ne faisait jamais attention à l'heure où elle sortait, et ne savait donc pas qu'il s'agissait d'une heure creuse. Ce qui la frappa néanmoins avant le manque de clients, c'était l'odeur. Pas celle qu'elle sentait habituellement. Cette désagréable sensation âcre dans le nez.. les produits aux drôles d'odeurs... Mais là, c'était presque agréable. C'en était presque nostalgique, souvenir de lorsqu'elle aidait sa grand mère dans le jardin.

Elle aurait pu se balader entre les rayons, à la recherche de tout et rien, mais elle n'y connaissait rien en soin vu qu'elle ne se maquillait jamais. Il ne connaissait rien en produit d'hygiène, se contentant du même shampoing et gel douche à la noix de coco depuis toujours. Et un pansement ou quoi que ce soit n'était que rarement nécessaire pour s'occuper de ses bobos... Peut être devrait-elle prendre des bonbons au miel pour sa nouvelle colocataire dont elle ne souhaitait pas la présence ? Non, Zoe se croirait encore plus chez elle. Etait ce seulement possible ? Détournant ses pensées de l'agaçante petite, elle avança sans plus d'hésitation vers le couloir. Tout le monde disait sa démarche délicate et gracieuse, alors qu'elle prenait juste garde à ne rien cogner, c'était devenu naturel.

Laureen aurait du jeter plus tôt un regard vers le seul être humain présent. Oui, elle aurait du, parce que alors que leurs regards s'échangeaient, son expression traduit directement son choc. Aucunement, le jeune blond n'avait changé. Son expression taquine des jours heureux semblait avoir traversé le temps. Ses cheveux semblaient toujours aussi difficiles à coiffer. Son attitude toujours aussi supérieure, mais ça n'amusait plus celle qu'elle avait été. Non, c'était certain que plus jamais Billy ne le ferait rire. D'ailleurs elle n'aurait jamais cru le revoir. Elle n'aurait jamais voulu en tout cas.

Mais alors qu'elle appréhendait de voir le visage en face d'elle se changer lui aussi sous la stupeur, celui ci se décora simplement d'un sourire mauvais.

-"Bonjour."

Alors. Ca faisait des années qu'il ne s'était vus, et la dernière fois Laureen était en larmes, pas à cause de ses os brisés mais son amitié gâché. Voilà qu'elle retrouvait celui qu'elle avait haït puis aimé, et celui ci ne faisait même pas l'effort de faire semblant qu'elle lui dise quelque chose. Insupportable. Devait-elle lui foutre un poing, de cette main qui lui était solide ? Non, L la voleuse s'en était allée avec l'innocence, et la maturité se devait de prendre sa place n'est ce pas ? Du moins, en apparence.

Un dixième de secondes plus tard, l'agaçant vendeur dont la blouse blanche accentuait le ridicule ne lui portait déjà plus d'attention. Sa main vint chercher mécaniquement l'ordonnance, sans qu'un mot ne sorte de sa bouche. Elle n'allait tout de même pas être poli avec "ça". Elle posa le papier de façon quelque peu insolente au dessus de notes de l'apprenti vendeur de médocs. Devait-elle lui laisser une chance de se souvenir ? Lui balancer le stock intégrale de boîtes présentes dans la pièce ? Ou simplement faire comme si de rien n'était, et ne plus jamais franchir cette putain de porte et entendre cette saloperie de tintement, qui pour toujours résonnerait en elle comme celui de ses retrouvailles avec le premier à avoir cassé  de parties de son squelette, ainsi que son cœur ?

-"Je voudrais... ce qu'il y a sur l'ordonnance. Je suppose que vous savez lire."

Ses bras se croisèrent alors, imitant la petite attitude snob de William. Il voulait jouer à ce jeu là ? La cour de récréation ne lui avait apparemment pas suffi comme terrain de jeux. Hé bien, ils verraient tous deux qui pouvaient se montrer le plus antipathique, alors qu'elle avait les cartes maîtresses et empoisonnantes de leur relation. L'expression agaçante, elle faisait mine de ne déjà plus s'intéresser au vendeur. Vu le nom de ses médicaments, il allait sans doute en plus avoir du mal à les retrouver dans l'inventaire. Elle allait pouvoir jouer la cliente agacée plus facilement. Enfin, ce n'est pas comme si revoir cet apparent doux visage ne réveillait pas déjà chez elle assez de haine.


love.disaster

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William C. Gardner
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Mer 9 Aoû - 4:13

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「 Craquantes retrouvailles 」
Les sourcils blond foncé du Gardner se froncèrent à la vue de sa faute. Il l'avait enfin trouvée. Ce simple exposant - qu'il avait mal gommé, lui avait déjà bien trop compliqué la tâche. Le premier résultat, et toutes ses observations lui succédant : il lui fallait maintenant presque tout revoir. Tout refaire à nouveau.. Et ce, pour une simple erreur d'inattention. Billy raya le chiffre d'un geste rageur, mais si le pharmacien s'apprêtait à faire plus, il fut quelque peu déconcerté par l'action de la cliente qu'il avait jusqu'alors oubliée.

Celle-ci venait purement et simplement de claquer une ordonnance sur la table, par-dessus ses notes. Le premier réflexe du Gardner ne fut non pas de lui faire part de son agacement, mais d'écarquiller mollement les yeux, un peu surpris. En la voyant ainsi arriver dans la boutique, William s'était persuadé qu'elle prendrait un long moment à observer les divers étalages et à trouver l'onguent miracle, si besoin il y avait.. par elle-même. Qu'elle le laisse donc tranquille suffisamment longtemps pour lui permettre de mener à bien ses corrections.

Nouvelle erreur.

« Je voudrais... ce qu'il y a sur l'ordonnance. Je suppose que vous savez lire. »

Nouveau froncement de sourcil. Décidément, il ne l'avait pas vue arriver, celle-là. Les bras croisés, la voilà qui pinçait les lèvres en haussant les yeux au ciel. Mais pour qui diable se prenait-elle ? Le regard du blond courut sur la figure de sa cliente, cherchant à savoir s'il la connaissait, si une raison animait la rudesse avec laquelle la jeune femme s'adressait à lui.. Une lourde chevelue brune, ondulant parfois dans ses longueurs, un menton saillant, des yeux sombres dépourvus du moindre fard.. Non, ce fut sans succès. Et si le pharmacien prit un malin plaisir à faire durer son examen, il dut pourtant se rendre à l'évidence : cette inconnue était une simple enquiquineuse.

Les prunelles céruléennes dardèrent une nouvelle fois la peau légèrement basanée, mais à laquelle elle ne prenait pas assez soin à son goût, ainsi que ces lèvres charnues, mais gercées.

Une casse-pieds.. de bas-étage.

Billy Gardner porta ensuite son attention sur le papier qui trônait au-sommet de ses mémos. L'écriture brouillonne, caractéristique du corps médical, l'assura d'une chose : il s'agissait d'une ordonnance en bonne et due forme. D'une longue ordonnance. Le genre à bien lui prendre la tête : exactement ce qu'il souhaitait.

Le pharmacien eut un petit sourire. Si la pique que sa cliente lui avait adressée avait eu le don de l'irriter, la fausse attitude impérieuse qu'elle se donnait l'amusait plus qu'autre chose. Il ne savait pas ce que signifiait ce petit manège, mais il était sûr d'une chose : il en fallait plus, bien plus pour pouvoir le défier à ce jeu.

« Bien évidemment. Prenez votre mal en patience, je vous prie, je reviens dans un instant »

Sourire blanc, Billy avait les cartes en main. Il souriait de cette politesse hypocrite. Il lissa le col de sa blouse immaculée, se saisit du tas de feuilles posé sur le comptoir et s'excusant d'un nouveau sourire auprès de sa patiente, se détourna d'elle pour rejoindre la remise. Trente-six. Soixante-quinze. Douze.

La porte s'ouvrit. Des dizaines de rayons s'étalaient devant lui, mais Billy s'en désintéressa presque immédiatement pour se poser près de la table du registre. L'ordonnance ? Sciemment oubliée, au fond de la poche de son uniforme. Le Gardner s'était déjà remis à la tâche, son stylo rayant, raturant et entourant des symboles chimiques.

Lorsque le pharmacien releva la tête, il était midi trente-deux. Soit sept minutes depuis son arrivée dans la pièce. L'avait-il, seulement, assez fait attendre ? Le Gardner haussa les épaules, et, sortant la pièce de papier de sa poche, se mit à l'inspecter une seconde fois.

Les trois premiers médicaments ne furent pas durs à trouver - il s'agissait de corticoïde et d'aspirine, assez banals en somme. Billy nota qu'il lui faudrait cependant chercher deux onguents sur les étagères près du comptoir, de la médecine chinoise assez ancienne, et pas très demandée.

Ses sourcils se froncèrent cependant de nouveau en lisant les deux derniers noms de la liste. Leur principe-actif faisait partie des composants soumis à une restriction particulièrement sévère, lui-même fut surpris de constater que la petite pharmacie en contenait bel-et-bien.

Billy relit la feuille plusieurs fois, tentant de savoir si une autre signification pouvait se cacher derrière le gribouillis du médecin. Non, il s'agissait bien de ce qui était écrit. Comment était-ce possible ? Tous ces médicaments, et maintenant des anti-douleurs aussi puissants ? Leurs effets, combinés, ne pouvaient qu'être néfastes.

Quelque chose n'allait pas. Cette ordonnance n'avait rien d'ordinaire.
Cette fille n'était pas une simple enquiquineuse : que cherchait-elle à faire avec tout cela ?

Il lui fallut moins d'une minute - cette fois-ci, pour réapparaître au comptoir. La brune avait-elle bougé ? Peut-être, sûrement, Billy ne s'en rendit pas immédiatement compte. Ses bras étaient chargés de boîtes mais seules deux, cependant, étaient bien au chaud, dans la poche de sa blouse. Il la ferait mijoter encore un peu.

« Navré de vous avoir fait attendre. »

Son sourire de fabrique plaqué aux lèvres, William reposa la feuille des prescriptions sur la table, feuille qu'il fit lentement coulisser vers la cliente.

« J'ai le regret de vous annoncer que je ne connais aucun de ces produits-ci. »

Il tapota les noms de son index, surmonté de son habituelle améthyste. Tac. Tac.

Whitestone oblige - Billy Gardner était un homme consciencieux. Il n'allait tout de même pas laisser partir la demoiselle sans s'être assuré qu'elle aussi, savait ce qu'elle prenait.

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Mar 22 Aoû - 22:21

Craquantes retrouvaillesLaureen x Billidiot

Sur une échelle de 1 à 10, le regard de Billy était agaçant à environ 12. Il l'a scrutait, à la recherche d'indices pour soit déceler davantage de sa personnalité ou bien peut être trouver quelque chose qui lui serait familier. Et que ça durait ! Elle hésita même à avancer le temps, mais Laureen préféra se dire que ça ne valait même pas la peine d'utiliser ses pouvoirs. Hé bien, si l'homme se permettait de l'étudier, pourquoi s'en gêner ? Au lieu de faire comme si elle n'en avait rien à faire en étudiant je ne sais quoi dans les étagères sur les côtés, l'enchanteresse commença à son tour à l'examiner dans une expression aussi froide qu'un iceberg. Il n'avait rien perdu de sa blondeur, et ne semblait pas porter de grande attention à sa coupe de cheveux actuellement. Quel bazar... Toujours ses petits yeux bleus prétentieux, qui oscillait entre jugement et candeur. Ses sourcils en mouvement jouaient les provocateurs, semblant vouloir attiser sa résolution de patience. Mais son regard n'eu pas le temps de s'arrêter sur son nez qu'elle avait toujours trouvé étrange, car elle remarqua le changement d'expression du garçon qui n'augurait rien de bon. Même après toutes ces années elle le connaissait trop bien pour savoir que ce genre de sourire de sa part n'était qu'un rictus préparant une mauvaise farce. Avant, elle appréciait tant faire partie de ses plans...

« Bien évidemment. Prenez votre mal en patience, je vous prie, je reviens dans un instant »

Gnagnagna... Quelle façon de parler impérieuse ! Malgré les formules de politesse... Elles étaient exagérées de façon parfaite, pour bien faire comprendre à Laureen que non, il ne l'a respectait pas du tout malgré l'apparence trompeuse de ses termes. Et le voilà qui disparaissait sans demander son reste dans l'arrière boutique. Soit. Elle allait attendre. Convaincue qu'il allait bien prendre tout son temps, elle décida elle aussi de faire l'enfant. En fait, ce petit jeu était simple. Certes elle n'en était pas la reine, mais il suffisait d'imiter Billy pour se mettre à son niveau. Oui, les rouages de son attitude n'était pas bien compliqués...

Quelle meilleure manière d'agir que celle d'une gamine que lors de ses retrouvailles avec son cher ami d'enfance ? Dans un mouvement presque gracieux, elle se tourna vers les rayons en jetant d'abord un vague coup d'œil sur les médicaments présents... Pas qu'elle s'y connaisse hein, à part ceux présents sur son ordonnance qui ne changeait quasiment depuis toutes ces années... Laureen vérifia aussi qu'il n'y avait pas de caméra, pour enfin s'amuser un peu. Prenant des boîtes ici et là, elle les échangea sans pitié pour celui qui allait devoir ranger, en espérant que ce soit son meilleur ennemi. Il fit bien entendu à ne pas oublier un seul recoin du magasin, pour s'assurer sa petite vengeance sournoise. D'ailleurs au bout de cinq minutes elle finit par s'arrêter pour admirer son œuvre. Voilà un beau travail digne d'une enfant de 5 ans. Digne de la subtile L la voleuse. Essayant de cacher le sourire joueur qui ne voulait pas quitter son visage, elle retourna à la même place, face au comptoir. Elle se rendit d'ailleurs compte qu'elle avait épargné les deux étagères qui l'entourait... Zut. Enfin, comme ça peut être que le pharmacien prendrait plus de temps à réaliser sa petite blague.

Tic tac, tic tac... Le temps se faisait long, rien qu'à attendre une minute. Non mais à quoi jouait-il ? Elle avait l'impression qu'il était parti depuis une éternité. Ce n'était assurément pas parce qu'il lui manquait qu'elle le regrettait, mais elle avait cette sournoise impression que plus il l'a faisait attendre plus il gagnait de points dans leur petit duel. Devrait-elle arrêter le temps et retourner l'insigne de pharmacie sur la devanture ? Non mais à quoi elle pensait, elle risquait de se casser je ne sais quoi, et elle n'était pas assez puérile. Enfin...

« Navré de vous avoir fait attendre. »

Voilà qu'il était de retour après avoir joué son mauvais tour. Laureen avait failli attendre ~...Rien que le sourire de l'homme parvenait à l'agacer, il n'avait pas du tout besoin de la faire poireauter. Pas qu'elle compte le lui dire, en reprenant sa petite mine agacée et boudeuse.

« J'ai le regret de vous annoncer que je ne connais aucun de ces produits-ci. »

A ces mots elle leva un sourcil. C'était une blague ? Vu comment la journée se déroulait, bientôt elle allait se casser un os, Ellias allait lui annoncer son mariage, et Zoe lui annoncer qu'elle comptait rester chez elle toute sa putain de vie. Garder son calme, garder son calme... Clignant un peu plus rapidement des paupières, elle posa son regard sur les noms qu'il cachait stupidement avec son gros doigt. D'un coup sec elle tira vers elle l'ordonnance pour voir quels précieux médicaments cet endroit idiot ne possédait pas.

-"Comment est ce qu'un pharmacien pourrait ne pas connaître ces sortes d'antidouleurs ? Certes ils sont plus rares et à ne pas prendre sans être avertis de leurs puissances mais...Quel genre de pharmacien êtes vous au juste ?, Est-il possible de voir un responsable monsieur..."

Elle fit alors mine de lire son insigne sur sa petite blouse de faux médecin. Un apprenti vendeur de médocs devait vraiment en mettre une, ou bien il se croyait dans une série télévisée ?

-"Monsieur Gardner. Vous vous rendriez utile."

Recroisant les bras, elle reprit exactement la même position qu'au début de leur conversation. Génial, elle avait maintenant l'impression d'être coincée dans une sorte de cycle temporel répétitif. Et quand on contrôlait le temps c'était pour ainsi dire ballot.



© YOU_COMPLETE_MESS

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Lun 16 Oct - 22:00

featuring LAUREEN ABBERTON
as
THE BROKEN DOLL (mdr)

starring WILLIAM C. GARDNER
as
THE HOTTIE

「 Craquantes retrouvailles 」
Son petit manège eut bien plus que l'effet escompté. Le visage de la casse-pieds s'était tendu- si attendre près d'un quart d'heure avait déjà eu raison de sa patience, alors le fait d'avoir attendu pour rien devait tout simplement la rendre folle. Tant mieux - car il n'appréciait ni le fait d'être perturbé de la sorte dans son travail ni le stupide air impérieux qu'elle s'efforçait, à déraison, d'adopter avec lui.

Un petit sourire satisfait triompha sur ses lèvres tandis que sa cliente lui arrachait presque l'ordonnance des mains. Susceptibilité, oubli des normes sociales - et maintenant, impatience. Tout cela la desservait encore un peu plus. Avec sa mauvaise mine, l'aspect gercé de ses lèvres et cette chevelure en désordre, ce n'était pas de corticoïdes dont avaient besoin la jeune femme, mais d'une bonne cure de soleil et de vitamines.

« Comment est ce qu'un pharmacien pourrait ne pas connaître ces sortes d'antidouleurs ? »

... Ainsi que d'une dose de gracieuseté - chose dont laquelle cette droguée semblait être totalement dépourvue. Droguée, oui, car pour avoir déjà eu le déplaisir d'en croiser derrière le comptoir, il ne faisait aucun doute pour le Gardner que cette enquiquineuse faisait partie de cette catégorie distinctive, et surtout indésirée de sa clientèle. Ce genre d'accidents était déjà plutôt rare - après-tout, la boutique était située du côté plutôt huppé d'Elyas et rares étaient les opiomanes - hors cas désespérés, qui se risquaient à faire pareille irruption en ce lieu. Après tout, on ne mangeait pas de ce pain-là chez D. BROWN - il en était ainsi pour leur réputation.

« Monsieur Gardner. Vous vous rendriez...- »

L'emploi de son nom le ramena à la réalité. Gardner ? Son regard suivit celui - toujours aussi péremptoire, de la brune pour se poser sur son badge. Ouf. L'espace d'un instant il aurait pu oublier la présence du comptoir entre eux d'eux et réellement se demander d'où elle tenait son nom - réflexe stupide lorsque votre objectif en tant que deuxième apprenti est de se faire le plus apprécié, le plus sollicité, par les clients.

Chose que le Gardner se mettait sérieusement à regretter lorsqu'il avait à faire à une enquiquineuse qui se la jouait miss-je-sais-tout sans doute droguée de ce genre. Mais il refuserait de se plier à ses exigences - après tout, en l'absence de son supérieur et de Ginger - le premier apprenti au charisme bien moins acquis que ses longues, longues classes préparatoires, il était ici LE responsable. Il était hors-de-question de la laisser ainsi s'en tirer à si bon compte.

Car ces cachets étaient bien plus que "rares et puissants" - ils n'ankylosaient pas seulement la douleur, mais selon le poids et la résistance du patient, endormaient aussi les muscles lisses. En bref - ils fournissaient à tout junkie l'occasion rêvée de se retrouver dans un état quasi-végétatif durant un bon moment.

Serment de Socrate oblige, le Gardner n'avait pas manqué de noter au coin de sa feuille le nom du supposé médecin. Une petite vérification, suivie peut-être d'un signalement auprès de l'Ordre des Médecins, s'imposait. William se serait bien passé de tout cela - quand pourrait-il mener enfin à bien ses corrections ?, mais cela tenait de la rigueur que l'on attendait d'un homme de sa stature. Un Gardner se tenait d'avoir un comportement publiquement irréprochable - si la rumeur circulait, pourtant à juste-titre, qu'il s'adonnait à de la concupiscence avec des éthéromanes, on ne le lui pardonnerait pas.

C'était tant pis pour elle - car oui, le Gardner avait maintenant décidé, sans doute aidé par le ton revêche de la jeunesse, qu'il s'agissait d'une accro aux médocs, mais il faudra qu'elle aille chercher sa drogue ailleurs.

« Je suis navré, mais vous ne trouverez malheureusement ici personne de plus compétent que moi, aujourd'hui. Son sourire affable trahissait, une fois de plus, chacune de ses paroles - tant pis, le message serait alors plus limpide. »

Ses doigts jouaient avec les deux boîtes toujours bien au chaud dans sa poche. Il avait bien fait de se méfier d'une telle demande - à Elyas après-tout, prudence était plus qu'ailleurs mère de sûreté.

En jetant une nouvelle œillade à sa cliente si particulière, Billy ne put s'empêcher de se sentir un peu coupable. La brune - dont la pâleur contrastait presque laconiquement avec son propre bronzage, fruit d'un long travail de bronzage sur sa terrasse, devait avoir environ son âge, ce qui confirmait l'adage selon lequel tout le monde ne naissait pas avec les mêmes chances.

Au fond - pour connaître lui aussi le struggle que cela représentait, il savait à quel point une addiction pouvait gâcher une vie.

« Je ne devrais sans doute pas parler ainsi d'un concurrent, mais je pense que la pharmacie du Boulevard de la Mairie saurait plus.. répondre à vos attentes Mademoiselle. Elle est ouverte jusqu'à dix-huit heures trente il me semble.. »

Billy dardait du regard la jeune femme au regard sombre. Il espérait maintenant qu'elle saisisse comme il le faille le message, et qu'elle en aille vaquer à sa recherche de crack sans causer plus de remouds. Cet espoir était futile - il le savait, aussi le pharmacien commença à triturer avec agacement les boîtes interdites dans sa poche de nouveau en la voyant ouvrir la bouche.

Pourtant, elle n'eut le temps de ne rien dire.
Tin.

Le même tintement clair qui l'avait interrompu vingt minutes plus tôt venait encore de retentir, mais cette fois-ci, les choses étaient totalement différentes.
Une vieille femme - qu'il reconnut comme étant une de ses habituées, venait littéralement de se précipiter vers le comptoir, faisant fi des rhumatismes qui la faisait pourtant souffrir.

« Monsieur... Brown.., elle peinait à reprendre son souffle mais criait presque ces mots, et Billy abandonnant ses médicaments qu'il posa sans ménagement sur l'étagère derrière lui, quitta son comptoir pour aller à son encontre. Monsieur Brown est-il ici ?
- Reprenez votre souffle. Il passa un bras contre l'un des siens pour la guider vers une chaise, surpris de voir une petite vieille si tranquille parler avec tant d'empressement. Non, mais il sera là très certainement demain dans la matinée, est-ce à cause de votre lumbago ?
- Oh non ! Vous devez fermer la porte au plus vite ! Des brigands ! Des Dirarys sont au centre-ville ! Ils ont tenté un braquage je crois, mais la police ! Des coups de feu ! Des flammes ! Et des cris... J'ai couru ici dès que j'ai pu, je me trouvais alors à quelques mètres d'ici lorsque j'ai entendu ces hurlements et la foule affluer, j'étais sortie chercher du pain et tout ce qui arrive est si terrible ! Je..- »

Mais le pharmacien n'écoutait plus depuis longtemps et s'était élancé à toute vitesse vers la porte du magasin, perdant toute retenue. Il actionna la commande et un rideau de fer s’abattit contre l'entrée - il sortit ensuite maladroitement une clé de sa poche, et ferma le verrou à double tours - appliquant à la lettre les consignes en cas d'attaques inopinées.

Ce genre d’événements arrivait parfois en ville qui se partageait la domination des trois familles, mais on ne se préparait jamais assez aux catastrophes qui pouvaient survenir. La plupart du temps, une alarme stridente accompagnait la venue de désastres en ville - alarme qui se mit justement à retentir avec force au moment même où tous notaient son absence.

La sécurité du lieu, de ses produits rares qui pouvaient s'avérer précieux pour les clans, ainsi que de ses clients se devait d'être assurée à tout prix. Et il ne leur restait maintenant plus qu'à attendre la seconde alarme - plus latente, indiquant la fin de l'alerte de sécurité, ou à défaut de celle-ci, d'attendre les news.

Lorsque le Gardner se tourna de nouveau vers la vieille dame, il fut surpris de surprendre le regard suspicieux qu'elle adressait à sa cliente indésirable. Il ignorait si elles s'étaient dit quelque chose ou si Jetkinson était en proie à une crise de paranoïa, mais elle agrippait son sac avec force.

« Tout devrait être bon - le grillage est blindé et l'arrière-boutique est sécurisée. Mais avant ça, vous avez l'air sous le choc Madame Jetkinson, je vais vous donner quelque chose pour vous remettre de vos émotions. »

Sa voix, délicieusement avenante, se fit moins plaisante lorsqu'il s'adressa à la brune qui le regardait - défiante.

« Navré Mademoiselle, mais nous allons devoir tous, rester un moment ici.. »

Et cette perspective - indeed, était loin de l'enchanter.

________

twist of fate


Dernière édition par William C. Gardner le Sam 10 Mar - 3:10, édité 8 fois
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Laureen Abberton
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Jeu 19 Avr - 1:03

Craquantes retrouvailles
Les souvenirs de notre lointain passé s'éparpillent,
ou n'est ce que la poussière de mes os fébriles?



« Je suis navré, mais vous ne trouverez malheureusement ici personne de plus compétent que moi, aujourd'hui.»

Ses doigts avaient envie de venir arracher d'eux même le petit sourire condescendent qui semblait être devenu la marque de fabrique du blond. Auparavant, même si il avait déjà ce petit côté supérieur et son air d'enquiquineur, chez lui se dégageait surtout une agréable douceur. Aujourd’hui, derrière ce comptoir elle ne voyait qu'un homme dépourvu de profondeur et au cynisme comme seule armure. Ça lui aurait presque fait de la peine si elle n'avait pas pleinement conscience qu'il s'agissait avant tout d'une belle enflure. Fallait-il vraiment que dans l'appréhension de se retrouver en manque d'antidouleurs, ce soit devant le dernier des abrutis qu'elle se meurt? Laureen en était certaine. L'endroit abritait exactement ce que sa petite liste demandait. Et si besoin est, elle passerait de demande à exigence, jusqu'au point de partir en esclandre.

Le pire était peut-être de sentir son regard sur elle, ombre jugeante, qui osait s'imaginer sans doute une histoire derrière sa carrure frêle, ses prunelles sombres et sa peau blafarde. Souvent on lui disait que ses joues creusées lui donnait une véritable prestance. Ou un air de malade, ce qu'elle était plus d'ailleurs. Qu'est ce que ce fameux pharmacien pouvait penser d'elle, alors qu'il croyait peut-être fermement ne pas la connaître?

« Je ne devrais sans doute pas parler ainsi d'un concurrent, mais je pense que la pharmacie du Boulevard de la Mairie saurait plus.. répondre à vos attentes Mademoiselle. Elle est ouverte jusqu'à dix-huit heures trente il me semble.. »

« Vous ne-»

Leurs deux paroles allaient se confronter, chacun ouvrant la bouche ou la brèche d'une haine bouillante et insoupçonnée au fond de leurs gorges respectives. Guerre des mots et des regards, haine passée et renouvelée, amitié disparu et médicaments non vendus, le débat doit pourtant être remis à plus tard. Le tintement comme la cloche d'un ring sonnait une trêve, mais allait-elle être respectée?

Enfin, la jeune femme allait se retrouver forcer de patienter, surtout quand une plus âgée entra en furie dans le magasin, pour venir s'accrocher au comptoir. Prévoyante, Laureen dès qu'elle avait analysé le mouvement plus ou moins rapide en sa direction, c'était décalé de deux pas sur le côté. Pas qu'elle ne veuille s'effacer. Mais dans ce genre de cas, mieux valait éviter le danger, celui d'une collision tout du moins.

« Monsieur... Brown..,Monsieur Brown est-il ici ?»

Il y avait comme un mur invisible entre les deux clientes. Malgré son envie pressante de s'approcher de celle qui se trouvait essoufflée, pour lui témoigner d'un quelconque soutien, son instinct préventif prenait le dessus, et impuissante elle regarda ce satané blond trop bronzé géré la situation. Surtout que cette petite dame malgré la fatigue ne lui faisait pas grande impression. L'inconnu de base n'était pas trop son genre, et les petites vieilles à part sa grand-mère, elle avait toujours préféré ne pas en faire son affaire.

« Reprenez votre souffle. Non, mais il sera là très certainement demain dans la matinée, est-ce à cause de votre lumbago ?»

Si c'était le cas, il devait vraiment la travailler son lumbago. On aurait cru plutôt qu'elle avait le feu au fesses, que des douleurs musculaires.

« Oh non ! Vous devez fermer la porte au plus vite ! Des brigands ! Des Dirarys sont au centre-ville ! Ils ont tenté un braquage je crois, mais la police ! Des coups de feu ! Des flammes ! Et des cris... J'ai couru ici dès que j'ai pu, je me trouvais alors à quelques mètres d'ici lorsque j'ai entendu ces hurlements et la foule affluer, j'étais sortie chercher du pain et tout ce qui arrive est si terrible ! Je..- »

Fallait en plus qu'elle ai une voix nasillarde et insupportable à vous donner envie de vous arracher vous même les oreilles, et ce sans anesthésie cette fois. Mais quelle journée... sans doute aurait-elle dû réagir davantage, mais ce fut simplement un soupir qui sortit de sa bouche. Sérieusement, pour une fois qu'elle sortait de son confortable chez elle, il fallait que les ennuis s'accumulent devant elle, l'éloignant toujours un peu plus de son douillet plaid? Elle regarda l'homme s'agiter comme si la panique de la vieille lui avait finalement été transmise. Si seulement elle avait le pouvoir de remonter le temps et non simplement de jouer avec, jamais elle n'aurait franchi cette porte avec son satané tintement insupportable. Enfin, maintenant ce n'était pas comme si elle pouvait ressortir.

Alors que seuls les bruits que faisait le pharmacien se faisait entendre, Laureen baissa tout de même son regard vers l'autre cliente qui en voyant tout se refermer, semblait récupérer peu à peu son calme. Un regard échangé montra bien que la bourgeoise semblait aussi heureuse que Billy de découvrir une cliente d'un autre milieu qu'eux. C'était incroyable combien les Whitestones pouvaient être intoxiqués par leurs préjugés! A se demander qui étaient les véritables gentils et méchants de l'histoire... Une histoire barbante et à dormir debout en tous cas.

« Au moins vous êtes en sécurité maintenant. A moins qu'on ne vous ai enfermé avec les mauvaises personnes...»

Oh, ce n'était pas ce que la vieille peau souhaitait entendre? Oups. Maintenant au moins, tous étaient assuré de passer un long et mauvais moment tous ensemble. Enfin, long, ça dépendait pour qui...

« Tout devrait être bon - le grillage est blindé et l'arrière-boutique est sécurisée. Mais avant ça, vous avez l'air sous le choc Madame Jetkinson, je vais vous donner quelque chose pour vous remettre de vos émotions. »

Quel faux-cul, sa voix transirait l’hypocrisie. La cliente ne s'en rendait-elle pas compte? C'était sans doute le mode de fonctionnement habituel de leur petit monde, une société où Laureen ne voulait volontairement pas prendre part.

« Navré Mademoiselle, mais nous allons devoir tous, rester un moment ici.. »

« Je ne pense pas non. »

Laissant volontairement planer le doute de ses attentions, Laureen délaissa ce faux semblant de début de conversation pour se concentrer sur le fil non pas de ses pensées, mais celui du temps qui s'écoulait. Tout s’arrêta autour d'elle, pendant qu'elle s'étirait doucement. Il ne lui restait plus q'à trouver ce qu'elle était venue chercher de base. N'était-on pas jamais mieux servi que par soi même? Oui, elle allait devoir être cette fameuse personne compétente qu'elle cherchait, puisque personne ne se montrait à la hauteur. Enfin, elle n'eu pas besoin de chercher bien loin. Alors qu'elle faisait le tour du comptoir, elle remarqua les boîtes familières sur l'étagère. Salopard. Glissant donc sa commande donc son sac, elle retourna à sa place initiale. Alors qu'elle escomptait reprendre le cours de sa vie, ainsi que redonner cours à la leurs, une petite vengeance imprégna son esprit. Un autre retour en école primaire vu le niveau du piège, elle décida de placer un obstacle sur le chemin de son cher ancien meilleur ami. Un balai qui se trouvait auparavant sur le côté était disposé juste sous son pied. Si avec ça il ne tombait pas à plat ventre devant les pieds de L la voleuse, elle ne pourrait qu'applaudir son habilité. Lui tapotait vainement l'épaule, elle retourna à sa petite place. D'un battement de cils, le temps reprit son cours. Pour le moment. Laissant la scénette de ses rêves se dérouler ou non, elle alla jeter un coup d’œil au fameux matériel de dernière technologie. Le blondinet avait raison, elle n'allait pas pouvoir sortir avant un bout de temps. Enfin, le contrôlant elle pourrait l'étirer d'une heure à seconde, sans répercussion autre qu'une certaine fatigue. Mais savoir sa présence agaçante pour celui qui avait la mémoire courte lui donnait envie de rester un peu, histoire de voir où se trouvait ses limites. Et comment les outrepasser. D'une voix un peu plus forte puisqu'elle ne se trouvait plus à ses côtés, elle demanda:

-"Et donc, dans ce cas de figure tout le quartier se planque au lieu d'essayer d'arranger les choses? Je veux dire, nous ne sommes pas humains, ça ne devrait pas être à nous de protéger le quartier et ses habitants? Par exemple, si j'insiste pour sortir offrir un coup de main, vous avez un protocole à suivre pour me séquestrer?"

Et cette éventualité - indeed, était loin de la faire rêver non plus.

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