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 •• A deux pieds du gouffre { Roy A. Blackblood }

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William C. Gardner
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Lun 8 Fév - 18:43

a deux pieds du gouffre
ft. roy a. blackblood



La porte claqua - et enfin, Billy put s'autoriser un soupir. Il jeta un regard alambiqué au second assistant, un p'tit gringalet à la physionomie trop commune qui n'osa lui faire part de sa pensée, avant de se diriger tranquillement vers l'arrière-boutique, là où se trouvait encore l'objet du délit. Dieu merci - le gérant ne s'était rendu compte de rien : faute de quoi il se serait pris un blâme. Un de plus. Ce n'était pourtant pas de sa faute si les clients - ou du moins clientes, se montraient de nos jours si négligents. Si.. maladroites. Billy ne faisait que s'octroyer un petit service, un p'tit plaisir, qui se révélait être, au final, bien mutuel. Le bourdonnement grave de l'horloge résonnant dans la pièce insonore finit par le ramener à la réalité, et posant une main sur le socle en bois, la constatation le frappa :

Le tabouret était bancal - le pied, cassé.
- Et merde.

Gardner revint au comptoir de la pharmacie quelques minutes plus tard, ledit objet sous le bras et les yeux rivés sur un vieux bout de papier. A sa demande, on avait griffonné dessus l'adresse de la seule ébénisterie de la ville, de laquelle provenait le malheureux siège accidenté. Il n'y avait maintenant plus qu'à espérer qu'il aurait le temps de faire l'aller-retour de la forêt jusqu'ici, une fois le mobilier réparé, avant la fermeture - heure du retour du pharmacien agréé.

C'est ainsi que Billy, laissant la boutique aux bons soins de cet apprenti dont il peinait à se souvenir du nom exact, s'engagea vers le magasin tant convoité. Habitué à garder son sang-froid, il n'eut aucun mal à répondre aux regards interloqués des passants par un sourire affable - trop courtois pour être honnête. Le trajet n'excéda heureusement pas les vingt minutes, la pharmacie étant mitoyenne à la sortie de la ville.

La première pensée que lui vint à l'esprit, pénétrant dans la bâtisse, fut que ce marché n'était sans doute pas aussi fermé que ce qu'il imaginait. Loin de là. Le lieu, bien que sentant le renfermé et le bois humide, était assez bien agencé : de part et d'autre de la boutique étaient entassés diverses sculptures, tables, chaises, portes, et autres armoiries - soigneusement triées et étiquetées. On apercevait au fond de la pièce une sorte de comptoir, un simple tiroir-caisse et plan-de-travail posés dessus, et encore derrière, les ateliers où étaient rangés les outils et quelques bûches à peine entamées.  

Billy, après ce rapide état de lieu, se plaça donc dans ce qui semblait être la file d'attente - seulement occupée par une autre personne dont s'occupait déjà l'artisan. Tant mieux - ça allait être rapide. Une sculpture attira brusquement son attention, à sa gauche. Le bois n'était pas encore peint, mais les spirales qui composaient la devanture de la plaquette étaient admirables, bien qu'assez abstraites. C'était pas mal, pas son truc, mais pas mal.

Gardner fut cependant arraché de sa contemplation par un homme qui le bouscula, bredouillant à la suite des vagues excuses : c'était, semble-t-il, son tour.

« Bonjour, c'est pour une réparation., déclara-t-il en glissant l'objet sur le comptoir, avant de préciser. Une réparation express en f-  »

Le reste de sa phrase mourut dans le fond de sa gorge - une peau un peu trop basanée, des yeux sombres, sauvages, un semblant de boucles brunes, sales: il venait de poser les yeux sur une personne qu'il ne pensait pas recroiser de sitôt.

Roy se tenait, là, devant lui.
Dans cette bâtisse à peine salubre.

Et il n'était certainement pas question de parler de prix d'ami.


________

twist of fate


Dernière édition par William C. Gardner le Lun 12 Juin - 18:21, édité 7 fois
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Roy A. Blackblood
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Lun 8 Fév - 21:15

A deux pieds du gouffre



L'ébénisterie, seul lieu où l'enchanteur pouvait se mouvoir sans risquer de se faire déranger par quelqu'un. Endroit paisible où seuls quelques clients, de temps en temps, passait la porte à la recherche d'une âme bienveillante pour leur apporter son aide. Le seul lieu où le ténébreux ne ressentait pas sa colère et son impatience habituelles. Ici, il pouvait se concentrer sur autre chose, notamment sur les sculptures qu'il créait lorsque ce dernier n'avait rien d'autre à faire. Elles étaient exposées ça et là dans l’ébénisterie afin que le visiteur venu ici pour affaire sache qu'il se retrouvera en face d'un professionnel. Les tables, les armoires, les chaises et tous les autres objets dont Roy s'occupait et n'étaient pas encore prêts, étaient soigneusement rangés et classés dans la boutique, étiquetés aux noms divers de ses clients.

D'ailleurs il n'y avait pas grand monde aujourd'hui. C'était un jour calme, seulement dérangé par un homme qui voulait faire réparer sa table basse : d'après lui, l'un des pieds se serait cassé à cause d'un livre, bien trop lourd pour elle. Bin voyons. Comme si une table -qu'il avait fabriqué lui même- pouvait se briser sous le poids d'un malheureux livre ! Ses avis que ce monsieur là avait des activités peu propices à en parler en public... Enfin, ce n'étaient pas les affaires de l'enchanteur qui s'en foutait bien de la vie d'autrui : du moment qu'il était payé, le reste lui passait au-dessus de la tête. Il s'occupait donc de cet homme des plus étranges, écrivant sa commande sur un bout de papier, son nom sur une étiquette qu'il colla sur le bien de ce dernier, et la rangea parmi les autres objets en attente. L'homme -doté d'une calvitie déjà bien avancée- le remercia avant de se retourner pour partir. Le maladroit bouscula au passage le nouvel arrivant, occupé -avant d'être interrompu- à contempler une sculpture que Roy n'avait pas encore finie... Il s'avança alors vers le comptoir pendant que l'enchanteur était occupé à ranger quelques papiers.

- Bonjour, c'est pour une réparation. Une réparation express en f-

Le client ne termina pas sa phrase, et Roy leva sa tête tout en haussant un sourcil. Le garçon devant lequel il se retrouva avait des cheveux blonds brillants et des yeux bleus étincelants. Son visage était figé en une expression de surprise qui fit sourire moqueusement le brun. Il a vu un fantôme ou quoi ? Il regarda l'homme en face de lui tout en penchant la tête sur le côté, agitant sa main devant ses yeux pour le faire revenir à la réalité.

- Je peux vous aider ? lui demanda alors Roy, légèrement agacé par le manque de réaction de son nouveau client.

Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui? Sa bouche était comme bloquée, ouverte en un grand o laissant apercevoir ses dents blanches et bien agencées. Il n'avait toujours pas bougé, à croire qu'il était devenu une sculpture comme celles exposées dans la boutique derrière lui. Ce dernier le regardait fixement, son regard allant de ses yeux à ses cheveux, pour ensuite revenir à son point de départ. La colère commençait à montrer le bout de son nez, et Roy -qui pour une fois ne voulait pas s'énerver- tenta tant bien que mal d'attirer l'attention du blond. Il commençait à l'agacer, et si jamais il ne redevenait pas lui-même très bientôt, se sera lui qui le réveillera. Et pas dans la douceur, croyez-moi. Il agita une nouvelle fois sa main devant les yeux de l'autre mais rien n'y fit. Il restait irréversiblement figé...

- Vous comptez rester comme ça toute la journée où vous allez vous décider à vous réveiller ? lança alors le Blackblood, de plus en plus agacé.

Cet homme lui faisait perdre son temps : il avait bien mieux à faire que de s'occuper d'un client qui visiblement, n'était pas bien dans sa tête.

________






Dernière édition par Roy A. Blackblood le Dim 2 Avr - 15:55, édité 4 fois
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Mer 22 Mar - 0:46

a deux pieds du gouffre
ft. roy a. blackblood


Billy se plaisait à penser qu'il n'était pas de ceux que l'on parvenait à surprendre facilement - et pourtant, il était devenu blême comme un linge en découvrant qui était derrière le comptoir. Les mots étaient définitivement morts dans sa gorge ; la raison de sa venue ? Le peu de temps qu'il avait devant lui ? - C'était oublié, Billy en perdait une nouvelle fois de sa superbe mais c'était envolé. Il continuait de fixer l'air hagard - presque absent, le visage de Roy alors que celui-ci venait pour la première fois de s'adresser à lui.

Cela faisait presque deux ans que Roy Blackblood - qui était jusqu'alors son ami d'enfance, était parti. Sans consulter personne, ni sa famille, ni lui. Billy n'avait eu de cesse, depuis, d'entendre des rumeurs plus fantasques les unes que les autres sur son compte : certains prétendaient qu'il avait été rendu fou par le sortilège d'un BlackMorgan, tandis que d'autres, à l'esprit plus arriéré encore, s'imaginaient qu'il avait tout simplement voulu suivre une femme.

Roy n'était pas comme ça - ils avaient grandi ensemble, avaient suivi les mêmescours de magie, avaient mangé à la même table pendant des années..
Ils avaient tous les deux été promis au même avenir noble et éclairé.

Alors pourquoi ?

« Vous comptez rester comme ça toute la journée où vous allez vous décider à vous réveiller ? »

La voix qui venait de le sortir de ses pensées était bien plus grave - bien plus affirmée que ce à quoi il s'attendait. Bien différente de celle de ses souvenirs, aussi. Le premier réflexe de Billy, piqué dans son orgueil lorsqu'il comprit les paroles, fut de froncer les sourcils. Le ton avec lequel lui parlait le Blackblood ne lui plaisait vraiment pas et quant à la façon dont il le dévisageait..

C'était comme s'ils avaient à faire à de parfaits étrangers.

Le regard de Billy coula du visage creusé du Blackblood pour finalement s'arrêter sur le tabouret posé sur le comptoir. Il s'agissait toujours de la raison de sa venue. Le fils Gardner se racla la gorge avant de pointer du doigt le malheureux siège accidenté.

« Ca doit venir d'ici. »

Il fallait bien qu'il trouve quelque chose à dire, après tout. La non-réaction du brun ne laissait pas Billy de marbre, mais il poursuivit afin d'expliquer sa démarche, ses orbes azures ne lâchant les ténèbres de son vis-à-vis. Elles étaient à l’affût du moindre changement de comportement.

Il s'agissait de Roy - il le savait. Mais quelque clochait. C'était comme s'il ne l'avait pas reconnu, comme si une ombre planait autour de lui, l'empêchant d'agir comme celui qu'il avait été.

Billy se donnait maintenant pour mission de le titiller un peu, de le chambrer, comme ils le faisaient des années auparavant. Il ignorait ce qui était arrivé à Roy, mais il souhaitait en voir plus sur cet ébéniste.

« Les pieds ne sont pas très résistants, il y en a un qui a cédé..  Vous prendrez combien pour tenter de le rafistoler ? »

Sa stupéfaction avait laissé place à son habituel sourire de façade. Maintenant qu'il l'avait retrouvé, William n'était pas prêt de le lâcher.


________

twist of fate


Dernière édition par William C. Gardner le Lun 12 Juin - 18:22, édité 5 fois
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Roy A. Blackblood
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Sam 1 Avr - 16:37

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A deux pieds du gouffre



Bizarrement, le blond lui rappelait vaguement quelqu'un... La douce nostalgie qu'il ressentait en le regardant dans les yeux lui fit l'effet d'une petite claque sur la joue, et pourtant il n'arrivait pas à faire le rapprochement. L'esprit trop embrumé par la haine qui résultait d'un événement qu'il aurait volontiers préféré oublier. A la place, il s'était enfoncé encore plus profondément dans les ténèbres, effaçant de son esprit tout ce qui se référait à sa famille qui ne l'avait jamais compris. Il s'était dès lors concentré sur son entrainement, dépassant le plus souvent les limites de son propre corps afin d'acquérir au plus vite les compétences qu'il lui faudrait pour exercer sa vengeance. Mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir quelque chose...d'indescriptible face au client et son tabouret brisé. Un sentiment de déjà vu qui le troublait plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Et ce, malgré l'agacement que le blond lui inspirait. Ce dernier ne bougeait pas, ne parlait pas. Il ne faisait que l'observer, l’œil hagard, alors que le temps défilait tranquillement sans qu'aucun des deux n'aient fait un geste vers l'autre. Roy perdait de précieuses minutes sur son travail et tentait - semble-t-il en vain - de réveiller son client. Et tant pis si ce dernier s'offusquait...

- Ca doit venir d'ici. finit-il par dire - enfin - après s'être raclé la gorge.

Roy suivit négligemment du regard le doigt pointé vers l'objet brisé, avant de le reporter sur le visage du client, tiquant toujours à sa vue. Il le connaissait. Ça il en était certain... Mais il ne parvenait pas à mettre un nom sur ce visage. Et sa frustration n'en fut que plus grande ! Il fronçait les sourcils en détaillant chaque recoin de la personne en face de lui, ses yeux d'un bleu pur, ses cheveux blonds légèrement bouclé et en bataille, son sourire étonnamment familier... Mais rien ne lui venait à l'esprit. La réponse semblait s'échapper, s'éloigner un peu plus au fur et à mesure et se soustraire face à lui, le laissant seul avec ses réflexions et ses questions sans réponses.

- Les pieds ne sont pas très résistants, il y en a un qui a cédé..  Vous prendrez combien pour tenter de le rafistoler ?

Roy haussa alors un sourcil, oubliant presque instantanément le fil de ses pensées avant de regarder sombrement celui qui se foutait de son travail. Il fut d'ailleurs quelque peu déstabilisé par ce brusque changement d'expression, abandonnant cet air médusé par un sourire plus que confiant. Pour qui il se prenait ?

- Ce que vous faites avec mes meubles ne me regarde pas mais ce n'est clairement pas mon travail qui est en faute ici. Alors évitez de m'insulter, la note risque d'être salée... répondit-il froidement, non sans ajouter dans sa voix un soupçon de moquerie.

Ce n'était surement pas le travail de l'ébéniste qui était en cause là-dedans, oh non ! Il était le meilleur dans cette foutue ville malgré ce que semblait penser ce gars. Roy, sans même jeter un regard en direction du client, attrapa le pauvre tabouret et le détailla avec soin, reprenant le sérieux qu'il arborait lorsqu'il travaillait. Puis il sourit distraitement en se faisant son propre scénario dans sa tête. Quelque chose lui disait que - comme le client précédent avec sa table basse, cas qui ressemblait étrangement à celui-ci d'ailleurs - lesdites activités ne devaient pas être très...catholiques.

- Et je ne vais pas tenter de le rafistoler...je vais le faire, c'est tout. souffla-t-il dans sa direction tout en relevant la tête pour lui faire face.

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William C. Gardner
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Lun 3 Avr - 4:10

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Son sourire de façade manqua de faillir sous le poids du regard insistant de son vis-à-vis. Celui-ci le scrutait désormais, de la façon dont il l'avait lui-même fait quelques minutes auparavant. Ses yeux, le grain de beauté sur sa joue droite, le sommet de son crâne : tout y passait et Billy avait la désagréable sensation de passer sous rayon-x. Quelque chose semblait définitivement déranger l'ébéniste, lui titiller l'esprit.. Mais pourtant, rien ne se passait. Il n'y eut pas d'éclair, les orbes sombres ne s'illuminaient pas, et Gardner sut en voyant le sourcil s' arquer que son nom ne lui revenait toujours pas.

S'il avait, au début, pu croire à une mauvaise blague, plus les minutes s'écoulaient et plus le jeune homme devenait convaincu de l'inverse. Ses pupilles s'étaient élargies un instant, comme si la réalisation l'avait frappé.. Et puis, plus rien.

Etait-ce là le prix à payer, lorsqu'on choisissait de sombrer de l'autre côté ? Être privé de ses souvenirs, devoir renoncer à ses souvenirs passés ? Non, ce n'était pas possible. William en connaissait plusieurs - des Dirarys, et aucun d'entre eux ne lui avait encore joué le coup de l'amnésie.

Ce qui était arrivé à Roy était particulier, et il fallait qu'il parvienne à lever ce putain de voile l'empêchant de voir correctement.

« Ce que vous faites avec mes meubles ne me regarde pas mais ce n'est clairement pas mon travail qui est en faute ici. Alors évitez de m'insulter, la note risque d'être salée.. »

Le ton était sec - mais William se dit qu'il y avait tout de même du progrès : du sarcasme. Roy ne s'adressait maintenant plus à lui avec indifférence, et le pli nerveux qui venait d'apparaître sur son front trahissait une chose : en touchant à son orgueil, Billy avait visé juste. La froideur de son discours s'était affaiblie : il ne s'agissait plus que d'une simple discussion sur un tabouret : il avait su attiser la curiosité, l'attention irritée de son vis-à-vis.

Son sourire s'étira un peu - de confiant, Gardner-fils était maintenant passé à franchement goguenard. Son regard bleu - éhonté, planté dans celui de son ami, il laissa échappa un rire. Il ne s'était pas trompé, la seule façon pour lui d'y arriver, était bien de jouer avec ses nerfs.. Le provoquer, le piquer au vif : c'était ce qui lui permettrait de retrouver l'ami de ses souvenirs.

En plus, pour ce qui était de l'accident en lui-même : son travail, à lui aussi, était tout sauf à remettre en cause..

« Et je ne vais pas tenter de le rafistoler... Je vais le faire, c'est tout. »

L'orgueil du Blackblood avait bel et bien été piqué ; bonne nouvelle. C'était une chose qui avait toujours amusé Billy. Roy était quelqu'un de calme - mais même enfant, il voyait rouge dès lors que quiconque osait s'en prendre à son amour-propre. Qu'on le surprotège ou couvre d'un nom trop ridicule pour son âge, il changeait de visage - et c'était la réaction qu'il escomptait maintenant retrouver.  

Et malheureusement pour lui, énerver les gens, William connaissait ça bien. C'était comme une deuxième nature : un p'tit sourire complaisant, une simple remarque pas si innocente que ça, et le tour était joué. Il n'y avait pas besoin d'aller chercher plus loin, après, tout.

« Oui, oui. Bon.. Je réitère ma question : combien ? »

L'apprenti pharmacien se fichait maintenant bien de l'horaire qu'il s'était lui-même imposée : mais pour faire bonne figure, il retroussa sa manche pour en extirper le une montre. C'était un beau modèle - épuré, en or : petit cadeau de Papa.

Il y avait une horloge immense, taillée dans le bois, en face de lui. Il s'agissait aussi d'une belle pièce à n'en pas douter - il était ridicule de ne pas l'aviser puisqu'il lui suffisait de lever la tête, mais Billy y préféra tout de même son bracelet électronique.

C'était une question de goût.

« Comme vous devez le voir, l'argent n'est pas le problème. Mais pour ce qui est du temps, par contre... »

Il ne prit pas la peine d'aviser directement son interlocuteur : ses yeux étaient toujours fixés sur son objet. Tac, tac. Tapotant de l'ongle le cadran ambré, il savourait d'avance le fruit de sa provocation.


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Dernière édition par William C. Gardner le Lun 12 Juin - 18:36, édité 3 fois
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Lun 3 Avr - 23:04

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L'agacement que Roy ressentait face à ce client un peu trop confiant s'accentuait de plus en plus à mesure que ce dernier se payait sa tête, comme pouvait en témoigner ce pli sur son front alors qu'il détaillait avec soin le pauvre tabouret. Comment avait-il fait pour le briser celui-là ? Le brun avait sa petite idée en tête mais quelque chose lui disait que s'il s'avançait trop sur ce chemin, il ne serait pas payé par ce...fils à papa. Et il ne voulait pas manquer cette occasion. Surement qu'un gars comme lui, préoccupé par ses propres vêtements plus que sur le prix à donner n'avait aucune idée du réel montant d'un meuble comme le sien. Le profit serait bien plus grand si le Dirarys en profitait... Subtilement bien sûr, il ne s'agirait pas d'écopé d'une plainte. Mais ce blondinet le mériterait, ça c'était certain. Ou alors, il saboterait son propre produit afin de lui montrer ce que ça fait lorsqu'un travail était réellement bâclé !

Roy releva la tête dans sa direction, les sourcils toujours froncés dans une certaine forme de défi, avant de se stopper, coupé dans son élan par un petit flash éphémère. Le subtil sourire que lui avait lancé le blond avait réveillé en lui comme un souvenir, certes flou mais dont la nostalgie était telle qu'il resta presque bouche-bée durant quelques secondes. Encore une fois, le nom lui manquait. Les traits du visage qu'il avait aperçu lui échappait également et il fronça les sourcils. Cette situation l'énervait de plus en plus - autant dire, encore plus que l'attitude de son client - alors il secoua la tête pour reprendre contenance. Chasser ces effluves qui commençaient à lui faire tourner la tête.

- Oui, oui. Bon.. Je réitère ma question : combien ? enchaîna rapidement le client, l'air nonchalant comme s'il n'en avait rien à faire de l'ébéniste devant lui.

Ce dernier serra d'ailleurs les dents, se retenant avec peine de le renvoyer d'où il venait, peut importe les futures répercussions et conséquences. Il le voyait déjà le faire fuir à coup de pieds au c-

- Comme vous devez le voir, l'argent n'est pas le problème. Mais pour ce qui est du temps, par contre...

Roy le regarda de travers relever le pan de sa veste pour lui faire voir sa montre siii luxueuse. A un cheveu prêt, il aurait levé les yeux au ciel et - oui - lui aurait donné un coup de poing dans son foutu nez si parfait. Pourquoi regarder l'heure sur l'horloge qu'il s'était efforcé de construire de toute façon ? Monsieur était trop important pour porter son précieux regard sur les biens d'autrui ? Tss. Comment pouvait-t-il y avoir autant d'arrogance dans une seule et même personne ? C'était humainement impossible... Et pourtant, Roy avait devant lui un spécimen unique en son genre...

- Monsieur aurait-dû faire appel à un domestique puisque Monsieur ne semble pas manquer d'argent. railla-t-il, l'insolence pointant de plus en plus le bout de son nez.

Puis il jeta un regard noir dans sa direction avant de saisir l'objet du déni - car il n'y aurait surement pas de révélations au sujet du pourquoi ce meuble s'était retrouvé dans cet état - et de l'apporter dans l'arrière boutique, le posant sur son plan de travail. Encore une fois, il le détailla avec soin, anticipant les divers outils dont il aurait besoin afin de remplacer les pieds cassés. Le sérieux dont il faisait désormais preuve le déconnecta de la réalité. Il s'efforçait de réunir le plus de matériel possible, réfléchissant à toute allure avant de se stopper, satisfait. Il se retourna alors et faillit sursauter en apercevant le regard du blond au travers de la porte. Ce dernier s'était penché pour l'observer, un sourire troublant sur les lèvres. Roy soupira assez fortement avant de retourner rapidement auprès de ce client.

- Si Monsieur veut bien patienter le temps que je lui répare son royal tabouret... souffla-t-il en le regardant dans les yeux avant de se détourner avec flegme. Puis il lui lança par dessus son épaule : Quant au prix, ça dépendra de mon humeur.

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Mar 4 Avr - 22:33

a deux pieds du gouffre
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La réaction tant attendue ne tarda pas : l'ébéniste venait de serrer les poings - inconsciemment sans doute. Il était en train de prendre sur lui pour rester poli ; ça crevait les yeux. Sa mâchoire était contractée, ses narines, gonflées : à le voir ainsi, Billy comprit qu'il ne devait pas souvent pas avoir eu souvent affaire à des clients de son calibre. C'était assez surprenant, d'ailleurs : en choisissant de s'enterrer dans ce trou paumé, Roy devait bien s'attendre à ne pas avoir une vie facile, non ? Les personnes bien éduquées - respectant l'étiquette, civilisées, ne se trouvaient qu'en ville - pas au milieu des arbres. Mais quitte à ce qu'ils continuent leur comédie sur fond d'amnésie, William allait se faire un plaisir de mettre sa patience à rude épreuve.

« Monsieur aurait-dû faire appel à un domestique puisque Monsieur ne semble pas manquer d'argent. »

La raillerie était d'assez bon goût ; elle lui arracha un sourire insolent. Roy faisait bien de le rappeler : dans ce cadre, il était le client et lui, l'ouvrier : son devoir était en effet d'accéder à la moindre de ses exigences. Une occasion inespérée, en somme. Mais si Billy s'apprêtait à lui rétorquer qu'il s'agissait justement de la raison de sa venue, il fut surpris de le voir tourner les talons, emportant avec lui l'objet accidenté. Sérieusement ? Il le plantait comme ça, comme un con, au beau milieu de leur charmante discussion ?

Billy fronça les sourcils. Ce n'était pas une manière de traiter les clients, mais qu'il fasse comme lui semble - lui, au contraire, n'avait certainement pas prévu de le lâcher ! Gardner-fils jeta un regard derrière son dos : personne. L'endroit était toujours désert - parfait, il n'aurait ainsi pas à subir de regard malvenu.

Il enjamba avec souplesse le comptoir pour se retrouver dans ce qui devait être l'arrière-boutique. L'artisan, penché sur un plan de travail, se retourna presque aussitôt vers lui, surpris - à croire qu'il n'avait pas sentit sa présence.

« Si Monsieur veut bien patienter le temps que je lui répare son royal tabouret..., soupira le Blackblood avant de se remettre au travail. Quant au prix, ça dépendra de mon humeur. »

Gardner-fils ne répondit pas immédiatement. Ses orbes céruléennes se perdaient dans la contemplation du foutoir qu'avait organisé l'ébéniste. Une scie, des craies, des planches de différentes tailles, une dizaine de pas-de-vis et autant d'outils dont les noms lui échappaient totalement - sérieusement ? Fallait-il en faire autant pour réparer un simple pied cassé ?

« Oui, oui, William secoua la tête et pouffa. Loin de moi l'envie de déconcentrer 'l'artiste'. »

Il ignorait si son vis-à-vis avait relevé l'utilisation des guillemets - c'était sans doute le cas, mais trop occupé à prendre des mesures ce dernier ne semblait plus enclin à argumenter. Ses yeux sombres filaient le long du bois - qu'il caressa avant de délimiter à la craie l'endroit où il allait devoir inciser. Le travail devait être sérieux, précis : le Dirarys prenait son temps, aiguisant longuement la lame déjà acérée - ça devenait ennuyant.

Si William se contenta durant cinq minutes d'observer sans un mot le travail du brun - l'ennui finit tout de même par reprendre le dessus. Le Blackblood faisait preuve d'un calme et d'un sérieux qui l'excluaient, lui, totalement de la scène. Il choisit donc de laisser travailler l'ébéniste pour faire un petit tour du propriétaire.  Le blond plissa le nez en remarquant - enfin la couche de poussière qu'il y avait : des copeaux de bois et des papiers jonchaient le sol, tant et si bien qu'il se fit la réflexion que le ménage ne devait être fait que dans la partie visible de l'iceberg... Ce qui ne l'étonnait qu'à moitié en fait, lui aussi arborant les tâches ménagères.

Son regard azur se posa finalement sur un lourd objet d'armorie, une commode, en épicéa d'après le papier glissé à l'intérieur, qui devait mesurer dans les deux mètres et qui était surplombée d'un miroir. Billy s'en approcha d'un pas tranquille, préférant au visage concentré de Roy le reflet du sien. Sans doute aurait-il du passer par cette étape avant : ses cheveux blonds étaient en pagaille - et non décoiffés comme à l'accoutumée, un épi pesait du côté droit de sa tête.. Et sa cravate était encore défaite.

William maudit intérieurement le [second assistant – le nabot dont le nom exact continuait de lui échapper, qui s’était bien gardé de lui faire la remarque. Remarque – ça expliquait sans doute pourquoi le vieux Milton, l’habitué aux ordonnances toujours illisibles, l’avait à ce point dévisagé deux heures auparavant. Et merde. Il se recoiffa prestement - histoire de se donner meilleure image, avant de tenter de renouer correctement son ornement. Sans succès.

« On voit vraiment rien ici…, souffla-t-il plus pour lui-même qu’à l’intention de l’ébéniste, abandonnant au bout de la cinquième tentative. »

Billy voulut abaisser le bras – mais un mouvement brusque dévia sa trajectoire et il écrasa finalement sa main contre la vitre.

Un juron s’échappa de ses lèvres - mais trop tard, sa bague venait de créer un bel impact dans le meuble.

________

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Mer 5 Avr - 23:27

A deux pieds du gouffre



Roy ignora le plus soigneusement possible la remarque du blondinet, serrant toutefois les dents pour contenir le flots de paroles malvenues qu'il aurait été capable de balancer. Le client pourrait - après tout - se plaindre auprès des quelques pipelettes d'Elyas qui ne manquerait pas de faire partager l'affaire à ceux qui voulaient bien l'entendre. A savoir, le monde entier dans cette foutue ville. Et ça ne serait clairement pas bon pour les affaires du Dirarys... Alors il se contenta de soupirer bruyamment pour témoigner de son mécontentement, lancer par dessus son épaule un énième regard noir avant de se remettre au travail, saisissant d'un geste précis les divers outils dont il avait besoin pour réparer ce pied. Il ne prit même pas la peine de renvoyer le client là où il devait être habituellement : derrière le comptoir. Quelque chose lui disait que si la remarque franchissait ses lèvres, l'autre trouverait un moyen de sourire narquoisement avant de fouiner tranquillement... L'humiliation assurée, et Roy n'avait pas besoin de ça maintenant. Disons qu'il avait autre chose à faire que de supporter les caprices d'un fils à papa tel que lui, qui se sentait obligé de montrer ses bijoux et autres camelotes sans importance. Il ne fit donc pas attention aux faits et gestes de son...invité-sans-consentement-de-la-part-de-l'hôte, et s'activait autour du tabouret, succédant les gestes précis.

Du coin de l’œil, l'ébéniste aperçu du mouvement et tourna brièvement la tête du côté de son homologue qui flânait désormais, trop impatient pour rester sagement immobile à l'entrée. Roy fronça les sourcils. Si même dans son propre atelier le client le dérangeait, il n'aurait plus d'endroit tranquille où travailler. N'avait-il pas lu le panneau en entrant ? Réservé au staff. A quoi pouvait bien servir des indications si même les clients passaient outre ? Peut-être augmentera-t-il la taille des lettres pour que les bigleux comme cet emmerdeur de première puisse y voir quelque chose... A moins qu'il n'en fasse une copie pour la lui imprimer directement sur le front ?

Trop concentré sur son travail - et certes, sur les quelques propositions alléchantes qu'il se plaisait à imaginer - Roy ne faisait plus attention à ce qui l'entourait. Tout autour de lui était devenu flou, seul le tabouret restait net dans son champ de vision. Et il s'affairait rapidement autour de ce dernier. C'est pourquoi il sursauta brusquement lorsqu'un léger fracas inattendu atteignit ses oreilles. Se coupant au passage avec l'un des outils tranchants qu'il manipulait, lui arrachant ainsi un juron étouffé. Il amena rapidement son doigt à ses lèvres avant de lécher la nette blessure qu'il s'était infligé. Bordel... Maugréant, il tourna la tête en direction du client - qui s'était permis d'entrer sans la moindre permission, rappelons-le - puis soudainement, il écarquilla les yeux. Était-ce un impact qu'il voyait sur son miroir ? Un impact ?? Avec force, il reposa ses outils sur le plan de travail, y laissant une légère empreinte ensanglantée, et le contourna rapidement. Avant de se cogner contre l'un des coins. Deuxième juron. Décidément, ce n'était pas son jour... S'efforçant - avec bien des difficultés - de retenir les quelques originales insultes qui lui venait à l'esprit, il poussa sans ménagements le blondinet loin du pauvre objet et l'examina avec soin, comme il l'avait fait avec le meuble précédent. Désormais, il avait vraiment une petite idée du pourquoi du pied brisé...

Ses sourcils tremblaient de fureur, ses poings se contractaient de plus en plus et sa bouche s'était figée en une grimace de colère. Un impact sur son miroir ? Sur LE miroir ? C'était une mauvaise blague ? Il allait se réveiller... C'était le meuble à ne pas toucher et voilà qu'il avait un impact sur sa surface ? Il avait clairement la poisse...

Cette armoire appartenait à son père. Oui, son père. Celui qui n'avait pas compris son choix de vie, celui qui l'avait même rejeté ce fameux jour. Celui qu'il avait quitté en même temps que le reste de sa famille afin de fuir ces regards qui le jugeaient en permanence. C'est pourquoi il avait été réellement surprit de le voir débarquer à l'intérieur de l'ébénisterie avec quelques hommes de main, il y a de cela plusieurs jours, transportant ce meuble imposant à la seule force de leurs bras. Bien sûr, les yeux du père ne reflétait rien d'autre que la désapprobation, son nez retroussé tout en détaillant chaque recoin de la grande salle. Sans même un regard sur son propre fils. "A défaut de réussir ta vie, peut-être réussiras-tu à réparer cette armoire ?" lui avait-il dit, sans filtres, l’œil dédaigneux, avant de tourner les talons, sa suite juste derrière lui. Jamais Roy n'avait éprouvé une colère si immense ce jour-là. Pas même à la mort de sa bien-aimée.

Alors qu'il s'était donné pour objectif de satisfaire du mieux possible son géniteur afin de ne plus le voir dans cette bâtisse, voilà que l'un de ses composants avait un impact ? Un impact ? Le brun se mordit l'intérieur de la joue avant de lentement se tourner vers le fautif, l’œil presque fou.

- Rester immobile, bien sagement t'étais trop demandé ? Et tu n'as rien trouvé de mieux à faire que de bousiller ce putain de meuble ? rugit-il avec force, tapotant de son doigt le torse du blondinet tout en abandonnant ce vouvoiement de politesse qu'il avait employé jusqu'à présent.

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William C. Gardner
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Lun 10 Avr - 18:07

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William n'eut le temps de rien comprendre. Il continuait d'observer l'impact sur la glace l'air complètement hagard - perdu, sa taille s'avoisinait à celle d'une pièce d'or, il était impossible de la manquer. Et merde, ça venait vraiment de lui..- ? Gardner-fils n'eut pas le temps de se désoler davantage - il se fit brusquement projeter sur le côté, son corps butant contre le plan de travail : on venait littéralement de le dégager du passage.

Les événements s'étaient enchaînés en un temps record, l’accident ne datait en effet que de quelques secondes mais le Blackblood était déjà là, au chevet du miroir meurtri, à examiner l'ampleur des dégâts occasionnés.

Crac.


La jointure des poings de l’ouvrier venait d'émettre ce craquement sinistre – et ce simple bruit eut pour effet immédiat d’annihiler toute protestation de la part du Gardner. Lui qui avait déjà la bouche ouverte, prêt à se plaindre du traitement dont un client de son acabit ne devrait être victime, oublia subitement ce qu’il avait à dire. Oops. L’expression qui se peignait sur le visage, trop austère à son goût, du Blackblood l'inquiétait un peu. Et les secondes défilaient dangereusement sans que ce dernier ne dise quelque chose.

Billy se gratta la tempe, mal à l'aise, le mutisme de l'ébéniste commençant à le rendre nerveux. Qu'est-ce qui n'allait pas ? Il n'avait jamais souhaité porter atteinte aux oeuvres de l'ébéniste ; le titiller, lui, pour le foutre en rogne l'air de rien - oui, mais pas ses meubles. La situation était pour lui plus qu'inconfortable, la maladresse n'étant d'ailleurs pas une des ses caractéristiques habituelles. Grande gueule et baratineur peut-être, mais tout sauf pataud.

« Rester immobile, bien sagement t'était trop demandé ? Et tu n'as rien trouvé de mieux à faire que de bousiller ce putain de meuble ? »

L'ébéniste venait pour la première fois de parler d'une voix forte, presque menaçante - laissant au placard toute politesse ou convention maintenant malvenues. Son doigt accusait rageusement William qui demeurait statufié face à la vision qui s'imposait à ses yeux. Devant lui ne se tenait non plus le gamin calme - un poil trop froussard, avec qui il avait passé son enfance, mais un homme terrassé par la rage.

Tout à coup, il y eut la vision.

Son pouvoir, Billy ne le maîtrisait pas - il surgissait le plus souvent de lui-même même s'il parvenait à forcer son apparition en inhalant une certaine concoction. Il pouvait aussi bien les enchaîner toute une journée, au fil des clients qui attendaient derrière le comptoir, que n'en avoir aucune pendant plusieurs semaines - en y mettant toute sa bonne volonté. Ainsi, ces derniers temps, le pharmacien avait passé un quotidien tranquille, la seule prémonition qu'il avait eu concernait le foutu nabot qu'il se coltinait depuis des mois à la boutique - à en juger par les pleurs et la bouteille de rouge renversée, il allait se faire larguer.

Rien de très extraordinaire en somme - sans doute ne serait-il d'ailleurs pas totalement étranger à tout cela.

Mais ce qu'il voyait - , c'était une toute autre histoire.

Il était dans une forêt, au beau milieu d'un fourré d'arbres immenses - semblables aux autres, tant et si bien qu'il lui était impossible de situer exactement la scène. Était-ce près d'ici, ou à l'autre bout d'Elyas ? Putain, mais où avait-il atterri ? Tout était sombre - flou : l'air était froid, il pouvait le ressentir. Il n'y avait pas d'odeur - seul un bruit sourd, indéfinissable, parvenait à son oreille.

Non.

Il n'était pas présent : William n'était que simple spectateur : une bourrasque au loin venait de se transformer en tornade, emportant tout sur son passage. Des feuilles mortes furent entraînées, celles pendant aux chênes, arrachées ; la tempête se rapprochait.. Mais de qui ?

Il n'y avait personne. L'endroit était désert, rien ne semblait sortir de la normale, alors pourquoi diable voyait-il ça ? L'esprit de Billy était embrumé ; il ne sentait plus ses muscles, il ne parvenait même plus à bouger. Sa clairvoyance envoyait dans son esprit les images d'un futur -  celui de l'ébéniste, alors pourquoi ne parvenait-il pas à le voir, lui ?

Crac.

Le bourdonnement devenait plus proche, le cyclone aussi.

Ahh !

Des bribes de voix. Quelqu'un venait de crier Quelqu'un.. Putain de merde, mais où était-il ? William sentit son corps se tendre, sa respiration s'accélérer. L'aura sombre commençait inexorablement à l'atteindre lui aussi.

Sweet mother of God.

Billy venait enfin de poser les yeux sur la chose qu'il aurait préféré ne jamais voir.

Deux ans auparavant, lorsqu'il avait appris le mauvais choix du BlackBlood à la cérémonie, Gardner-fils avait sourit. Roy ? Un Dirarys ? Ces êtres violents, sans foi ni loi qui jetaient trouble et horreur derrière eux ? C'était ridicule - une blague de mauvais goût qu'il ne manquerait de répéter à son ami à leur prochaine rencontre. Appréciés, heureux de vivre - un poil froussards peut-être, ils étaient tous deux faits pour la Lumière.

Et pourtant, il s'agissait bien de lui. Ses pupilles noires, dilatées, aux vaisseaux explosés ; son visage basané - creusé et criblé d'entailles sur la joue droite ; la folie habitant son être s'était manifestée de la plus cruelle des façons : mais qui sourirait en se battant à mort ?

Ses mains étaient couvertes de sang ; mais il souriait.
Quelque chose n'allait pas, son regard venait de s'immobiliser - comme s'il voyait l'invisible ; mais il souriait.
Putain de merde, c'était Peterson - un pourri de première, qu'il avait en face de lui ; mais il souriait.

Le sang se mêlait à la rage. Les quelques mots échangés étaient couverts par le typhon qui fonçait droit sur le BlackMorgan. Billy assistait, impuissant, à l'absorption de son ami d'enfance par les ténèbres.

William cligna des yeux. Une fois, puis deux - les images ne défilaient plus ; il était bien de retour dans l'ébénisterie sentant le bois mouillé et le renfermé. Il ignorait combien de temps sa transe avait duré, mais le Blackblood le dévisageait en lui faisant toujours face.

Il eut un mouvement de recul en croisant son regard - mais cette fois-ci, heureusement, Roy ne souriait pas : Billy se détendit donc un peu, l'esprit en alerte. Ce qu'il avait vu était réel, mais n'était pas encore arrivé. Cette folie meurtrière, ce combat acharné.. Tel était le futur non pas de son ami d'enfance, mais de Roy Blackblood.

Le poids de l’œillade, toujours aussi hargneuse, de l'ébéniste pesait trop sur le Gardner, il baissa les yeux. Il n'arrivait plus à réfléchir correctement - oubliant même son action qui avait créé la fureur de l'ouvrier. Une fois de plus, Billy - rongé par le poids de son pouvoir, avait perdu de sa superbe.

Il se dégagea mollement de l'étreinte du brun pour reprendre contenance, mais remarqua alors la présence d'une tâche rouge qui souillait sa chemise marine jusqu'alors immaculée. Flambant neuve.. Et surtout, hors de prix.

« Du sang ? »

William, les sourcils froncés, venait de formuler sa pensée à voix haute. Les images pénibles du liquide pourpre souillant ses mains lui revenaient à l'esprit et il se mit alors à scruter son vis-à-vis pour en trouver la provenance. Affolé - oui, affolé. Putain de merde, il espérait de tout cœur que cela ne signifiait pas que l'affrontement allait bientôt commencer.  

« Tu t'es.. simplement coupé ? »

Gardner-fils soupira de soulagement quand ses yeux tombèrent sur l'index ensanglanté.  

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Dernière édition par William C. Gardner le Lun 12 Juin - 18:26, édité 4 fois
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Mer 12 Avr - 20:34

A deux pieds du gouffre



La colère de Roy était impressionnante et rien ne semblait pouvoir la calmer. Cette armoire, il y tenait - dans un sens - non pas parce qu'elle appartenait à son père, mais bien parce que son honneur ainsi que sa paye dépendaient de sa réparation. Il voyait déjà le visage de son paternel, incrédule et crispé, en posant le regard sur cet impact en plein milieu de la glace. Et le seul mot qu'il prononcerait résonnait comme un écho dans son esprit : incapable. Il en serrait même des dents afin d'éviter d'y penser. Mais pourtant, son visage revenait le hanter, son regard arrogant et supérieur se posant sur lui et le jugeant sans éprouver la moindre compassion. Roy savait que derrière cette remise à neuf, son père le défiait. Il voulait voir de quoi son imbécile de fils était capable. Ou peut-être voulait-il seulement l'humilier ? Voir de ses propres yeux la défaite de sa progéniture et sourire de cette façon si familière que ça en devenait vexant. Le brun le savait et c'était exactement pour ça qu'il avait pris grand soin de ce fichu meuble de presque deux mètres de haut. Afin d'éviter de donner satisfaction à cet homme imbu de lui-même. Voir s'effacer ce sourire de son visage afin qu'il puisse lui-même l'afficher. Afin qu'il puisse lui demander ironiquement s'il en était satisfait. Et le faire taire une bonne fois pour toute. Mais tous ses efforts avaient été réduit à néant. Et ce, à cause d'une bague ? Une armoire vieille de plusieurs générations, qui avait admirablement fait face au temps, succombe face à une vulgaire bague ? Le sort s'acharnait vraiment contre lui...

Pourtant, il n'entendait aucune excuses de la part du blond. Rien. Il était tout simplement devenu muet. Même pas un sourire suffisant ou un quelconque commentaire à propos de la politesse et du bon traitement des clients. De son rang, aurait-il surement rajouté si sa bouche n'avait pas été occupée à s'agrandir encore et encore. Non. Il ne faisait que le regarder, semble-t-il réellement surprit face à la brusque réaction du Blackblood. Quoi ? N'avait-il jamais vu quelqu'un s'énerver d'un seul coup ? Était-il le seul à qui cela arrivait ? Peut-être bien oui...mais Roy s'en fichait. Ce qu'il voulait, c'était du fric pour réparer ce bazar. Heureusement que le client lui avait si gentiment rappelé un peu plus tôt que l'argent n'était pas un problème. Il posa ses yeux dans les siens, la colère pouvant très facilement s'y lire.

- J'espère pour toi que l'argent pour réparer ce désastre sera bientôt posé sur la table. lui signala-t-il, le doigt toujours appuyé contre son torse.

Il manquerait plus qu'il paye pour les dégâts qu'un de ses imbéciles de clients avait fait. C'était se foutre de la gueule du monde et Roy ne comptait pas se laisser faire si l'autre avançait quelques arguments à l'encontre de cette éventualité. Mais alors qu'il s'attendait à une réplique de la part du fautif, un lourd silence pris sa place. Pas une remarque encore une fois. Rien que le silence. Qu'est-ce qu'il avait exactement ? Le brun fronça les sourcils et se recula de quelques pas tout en détaillant celui qui restait irréversiblement muet en face de lui. Il ne semblait même plus le voir, regardant un point juste au-dessus de son épaule alors que ses yeux, vides, ne clignaient même plus des paupières. C'était une vision étrange qu'il voyait, lui donnant de légers frissons qui descendirent le long de son dos. Désagréables. Le blond semblait crispé et tremblait de tout son corps, comme s'il était témoin d'une scène que lui seul pouvait admirer. Curieux, Roy s'avança légèrement soulevant sa main devant le visage de son homologue avant de la secouer afin d'avoir une réaction. Rien. Le Dirarys se sentait de plus en plus mal à l'aise, sa colère retombant brutalement, comme si elle n'avait jamais explosé. Qu'est-ce qu'il devait faire à présent ? L'autre était pratiquement en transe dans son arrière-salle et bouchait littéralement la sortie. Il ne pouvait pas appeler l'hôpital pour leur dire de venir le chercher. Il était tout bonnement coincé là avec lui, en attendant qu'il ne reprenne son état normal.

Il dût attendre plusieurs secondes qui lui parurent interminable avant que l'autre n'émerge finalement. Ses paupières clignèrent deux, trois fois avant que son regard ne plonge dans celui de Roy, la colère se lisant encore à l'intérieur. Oui parce que malgré cet étrange événement qui avait bien durée une trentaine de secondes, il n'avait pas oublié l'objet de son changement d'état. Le blond avait perdu sa belle assurance. Il était comme perdu et avait effectué un mouvement de recul alors que le brun le détaillait, de plus en plus surprit. Il ne comprenait absolument rien.

- Du sang ? murmura-t-il alors, l'affolement prenant le contrôle de sa voix.

Roy haussa un sourcil avant de descendre son regard sur la chemise du client qu'il avait préalablement tâchée. Puis il le reporta sur sa main, couverte de sang alors qu'il continuait de s'écouler de sa blessure. Merde, pensa-t-il avant de porter son doigt à ses lèvres.

- Tu t'es.. simplement coupé ?

Grimaçant légèrement, le brun releva la tête en direction du blond qui soupira de soulagement en voyant l'origine de l'hémoglobine sur sa chemise. Roy ne comprenait vraiment pas ce qu'il avait eut, ni son brusque changement de comportement vis-à-vis de lui. A croire qu'il avait vu - ou senti ou tout ce que vous voulez - quelque chose qui l'aurait troublé. En tout cas c'était ce que pensait le Blackblood.

- Qu'est-ce qui t'arrives, Bil-

Surprit, il ne finit pas sa phrase. Qu'est-ce qu'il allait dire à l'instant ? Billy ? A quoi cela pouvait bien faire référence ? Il était presque certain que le client ne lui avait pas donné son nom en entrant dans l'ébénisterie. Alors quoi ? Était-ce un souvenir qui resurgissait sans qu'il ne parvienne à proprement l'identifier ? Billy...Billy...Ce nom tournait dans sa tête, si vite qu'il en avait le tournis. Jusqu'à ce qu'un brusque flash ne vienne envahir son esprit. Il avait devant les yeux un gamin, blond, son expression étrangement similaire à celle qu'affichait le client après soulagement. Il avait les yeux inquiets et prenait entre ses petits doigts les mains - tout aussi petites - de Roy. " Tu t'es juste coupé ? " soufflait-il, rassuré, avant qu'un magnifique sourire enfantin n'apparaisse sur son visage.

- Billy ! clama Roy soudainement alors qu'il émergeait de cet inattendu souvenir. Il cligna plusieurs fois des paupières, comme le blond l'avait fait précédemment, avant de reporter son tout nouveau regard sur lui. Il était plus grand, certes, mais il en était certain : le gosse qu'il avait vu et l'adulte qu'il avait désormais devant les yeux étaient une seule et même personne. Et un léger sourire s'afficha au coin de ses lèvres. C'est vraiment toi Billy ?

L'étonnement se lisait le plus facilement du monde sur son visage. Après tout, il ne s'attendait pas à ce que son ami d'enfance devienne un parfait petit fils à papa... Il en oublia presque l'impact au centre du miroir.

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« Qu'est-ce qui t'arrives, Bil- »

William commençait tout juste à se remettre de sa catalepsie lorsque son vis-à-vis prononça cette phrase. Tous deux venaient de se figer - livides. Ce nom qu'il avait sur le bout de langue, qu'il était en train de chercher - il le voyait au plissement de ses sourcils, avait une lourde signification. Oui - Roy allait bientôt se rappeler. Il était sur le point de prononcer son prénom, ou plutôt le sobriquet dont ses proches l'avaient toujours affublé : Billy. Billy Gardner.

Le Whitestone ne s'y était pas préparé.

Il avait voulu jouer avec les nerfs de l'ébéniste, tester les limites de cet homme aux airs trop bourrus pour être son ami d'enfance. Le retrouver ici, de manière complètement fortuite, au beau milieu de la forêt lui avait fait un sacré choc. Choc dont il ne s'était toujours pas remis même après la bonne demi-heure passée en sa compagnie. Mais Roy ne l'avait de toute évidence pas reconnu - lui, l'être de lumière à la vie bien rangée.

N'aurait-ce pas dû être l'inverse ? Un simple regard en sa direction et il avait su. Su que son ami, disparu deux années auparavant, avait trouvé refuge dans la pénombre de cette ébénisterie ; su que les rumeurs prétendant que ce n'était que par folie qu'il avait rejoint les ténèbres étaient fausses : Roy avait l'air de mener une vie normale, ici aussi.

Un jeu : pour tenter de mieux le comprendre, Billy s'était armé de sa meilleure arme : la provocation. Il avait voulu apprendre de quoi était fait le Blackblood, savoir s'il demeurait aussi simple à exciter qu'avant et surtout, si le choix de ses vingt ans l'avait pour de bon perdu dans la violence.

C'était après tout ce qu'on disait des Dirarys. Qu'ils étaient les pires - violents, sournois ; prêts à commettre tous les sacrilèges possibles et inimaginables pour arriver à leurs fins..

« Billy ! C'est vraiment toi Billy ? »

Ca y est. Il s'y attendait, maintenant, mais pourtant, ses yeux s'écarquillèrent en entendant les nouvelles paroles de l'ébéniste. La voix du brun trahissait surprise et perplexité. Mais il n'y avait pas que ça, son regard avait lui aussi changé. Il n'y avait plus aucune trace de colère, juste de l'incrédulité. Le plus sincère des étonnements se lisait sur son visage.

Et chose nouvelle, Roy lui souriait. C'était léger, mais sincère. Pour une fois, sans arrière-pensée.

C'était maintenant fait : les deux hommes savaient tous deux à qui ils s'adressaient.

William n'avait pas bougé d'un pouce - seuls les muscles de son visage avaient tressailli - son choc étant lui aussi apparent, mais il restait pour le moment inerte. Il savait que ce petit jeu ne pourrait durer indéfiniment - mais jamais il ne s'était attendu à ce que le Blackblood ne brise les règles en le reconnaissant ainsi, presque sans préavis.

Oui, dans sa vision idéale des choses, William aurait été celui qui aurait levé le voile sur la masquerade, une fois que la situation se serait calmée. Peut-être au moment de régler l'addition ? Ou alors plus tard - un autre jour ; après tout, maintenant qu'il savait où le trouver, ils n'étaient plus pressés.

« Billy ?, il marqua un temps d'arrêt avant de secouer la tête en pouffant. Vous êtes plus nombreuses que nombreux à m'appeler comme ça, maintenant. »

Il aurait voulu que son sourire - à lui aussi, soit sincère. Mais non - William Gardner s'était de nouveau paré de ses plus beaux attraits ; un visage affable et une stature détendue, composée. C'était trop tard ; il avait eu un accès à une chose qu'il aurait préférée ne pas connaître ; cette vision de Roy se battant au sang avec une pure expression de folie ne le quittait plus.

Comment pouvait-il maintenant faire comme si de rien était  face à cet homme qui restait son ami, mais qui deviendrait un monstre ?

Le silence ne l'aidait pas. Non - William avait bien trop réfléchi. Il n'arrivait plus à penser correctement : devrait-il se méfier du Blackblood à présent ? Sa présence dans son atelier ne le dérangerait-il pas plus que celle d'un simple client ? Que dire : s'expliquer ; lui poser directement la question qui brûlait les lèvres ou bien, faire diversion ?

« Je ne m'attendais vraiment pas à te trouver ici, Roy , William avait choisi - une fois n'est pas coutume, d'être honnête. »

Il leva les bras au ciel, comme pour se défendre d'une accusation qui ne venait pas. Autant jouer cartes sur tables - il était fatigué d'avoir à se torturer l'esprit pour savoir comment s'adresser à l'ami de son enfance.

« C'est vrai quoi, un petit rire s'échappa de ses lèvres, je savais que tu aimais les travaux manuels - ça a toujours été ton truc. Mais de là à te retrouver ébéniste.. »

Billy secoua la main en l'air en désignant les alentours ; il ne cherchait ni à être méprisant, ni impoli. Il s'agissait de son réel étonnement. Brut. Et sans détour. Il essayait en même temps d'envoyer au loin les images qui lui bourraient le crâne : il n'avait pas voulu savoir.

« Oh.. Et je peux te promettre que ça non plus, le Whitestone, pour une note plus légère, désigna d'un vague mouvement l'armoire accidentée, c'était pas intentionnel. D'ailleurs mis à part pour cette partie-là, ça a l'air d'être du solide. »


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Dim 23 Avr - 22:53

A deux pieds du gouffre



Sa surprise en prononçant ce nom était des plus sincères. Jamais il n'avait ressentit pareil sentiment...du moins pas depuis très longtemps. Billy. Ce nom avait résonné agréablement nostalgique sur sa langue alors qu'il le prononçait à voix haute, apostrophant son homologue blond contre qui il s'énervait quelques instants plus tôt. Mais plus rien. Il n'éprouvait plus cette colère ravageuse qui avait explosé lorsque l'impact sur le miroir avait été fait. C'était comme si la seule acclamation de ce nom si étrangement familier pouvait l'apaiser d'un simple claquement de doigt. A moins que ça ne soit vraiment la surprise qui ait anesthésié ce côté plus indomptable de sa personnalité ? Roy détaillait son ami d'enfance avec un nouveau regard, les sourcils toujours froncés dans une expression d'incrédulité. Ça faisait un petit moment qu'ils ne s'étaient pas vu, et pourtant c'était comme si des années s'étaient tranquillement écoulées, achevant de les changer d'une façon si...importante, qu'ils peinaient surement à se reconnaître l'un l'autre. Le brun, plus colérique et impulsif que jamais et le blond, encore plus.....lui ? A savoir plus insupportable, plus riche sans doute mais aussi plus fier. Un beau duo que voilà. Si différents et pourtant tellement similaires. Du moins vu de l'intérieur. Le Dirarys quant à lui, ne pouvait que se donner un avis externe tandis qu'il dévisageait avec curiosité celui qui avait partagé son enfance. Et qu'il avait intentionnellement abandonné... Lui en voulait-il pour ça ? De l'avoir lâché sans lui donner une seule explication ? Il n'en savait rien. Il ne savait même pas anticiper ses propres sentiments quant à sa véritable raison... Et redoutait l'instant des questions dérangeantes. En fait, il espérait ne jamais en arriver là. Il n'était pas sûr de pouvoir se contrôler le moment venu.

Le silence était pesant tandis que les deux homologues se dévisageaient, surpris surement de voir que le voile était finalement tombé. Une question triturait cependant les méninges du brun : William l'avait-il reconnu instantanément ? Oui sans aucun doute. Le connaissant - s'il n'avait pas énormément changé depuis la dernière fois qu'il s'était vu - il aurait voulu voir si son ami d'enfance était toujours le même, réagissant au quart de tour face aux provocations. Là-dessus, il ne se faisait aucun doute que l'ébéniste était resté fidèle à son caractère. L'amplifiant de façon drastique. Au plus grand malheur de son entourage. Ce qui le faisait bien rire la plupart du temps.

- Billy ? Vous êtes plus nombreuses que nombreux à m'appeler comme ça, maintenant. lui dit-il en brisant le silence, un sourire figé se dessinant sur ses lèvres.

Le brun pencha légèrement la tête face à ces mots. Et devant la sorte de malaise qu'il ressentait chez le client désormais identifié. Était-il réellement surpris qu'il ait put le reconnaître aussi rapidement ? Ou alors y avait-il quelque chose de plus profond qui tourmentait le blond ? Il semblait avoir des pensées parasites en tête qui le hantaient sans que Roy ne puisse comprendre leur étendue. Néanmoins, il sourit. Un peu plus et il l'aurait frappé sans aucune forme de pitié rien que pour évacuer le trop plein de sentiments négatifs qu'il avait ressenti face aux dégâts que l'armoire avait subit plus tôt. Ce qui aurait été dommage. Abîmé le visage d'un fils-à-papa n'aurait pas été bon pour son business après tout. Et surtout pas le fils Gardner.

- Je ne m'attendais vraiment pas à te trouver ici, Roy. continua-t-il tout en désignant le lieu de la main. C'est vrai quoi,  je savais que tu aimais les travaux manuels - ça a toujours été ton truc. Mais de là à te retrouver ébéniste...

Tout comme lui plus tôt, le brun s'esclaffa doucement, relâchant la pression qui avait peu à peu pris possession de chaque membre de son corps. Il retrouvait Billy, son ami d'enfance et ce petit côté sarcastique qui le caractérisait lorsqu'ils étaient plus jeunes. Plus développé que dans ses souvenirs cela dit...

- Même pour moi, cette partie de ma vie est assez floue... ricana-t-il tout en croisant les bras contre sa poitrine, reculant de quelques pas jusqu'à se reposer contre le plan de travail où reposait encore le pauvre tabouret. Mais c'est pas plus mal, et puis ça paye bien ! finit-il dans un clin d’œil en direction du blond, malicieux.

Il détourna néanmoins son regard, le reposant douloureusement sur l'armoire, soufflant d'avance à l'idée de devoir changer la glace d'une manière ou d'une autre. Beaucoup d'efforts pour pas grand chose au final, pensa-t-il en se demandant comment il pourrait bien organiser son échange. Un bon marteau pourrait faire l'affaire si tant est qu'il dose sa force afin de briser la surface...

- Oh.. Et je peux te promettre que ça non plus, c'était pas intentionnel. D'ailleurs mis à part pour cette partie-là, ça a l'air d'être du solide. souligna William.

Roy acquiesça doucement, ne détachant pas son regard du meuble infernal. Il n'en pouvait tout simplement plus de le voir là, à prendre toute la place alors qu'il aurait put installer d'autres objets à sa place afin de gagner plus d'espace dans la grande salle. Mais non, ce...monstre lui imposait sa présence chaque fois qu'il entrait dans l'arrière-pièce. Et ça avait le don de le mettre de mauvaise humeur. Plus que d'habitude en tout cas. Mais surtout, l'image de son paternel hantait ce mobilier et le ramenait irrémédiablement en arrière, dans le passé, face à ces commentaires qui ferait chialer n'importe quelle personne normalement constituée. Retrouvant soudainement la réalité, Roy cligna des paupières, se rendant soudainement compte que ses dents s'étaient serrées en même temps que ses pensées affluaient dans son esprit. Il reprit vite contenance en secouant la tête, son regard s'éloignant de l'objet de malheur pour se reporter sur celui de son homologue.

- Dans la famille depuis un bon bout de temps...le vieux n'aurait pas aimé la voir se dégrader. Une honte pour notre famille si les autres apprenaient qu'on ne sait pas s'occuper de nos propres affaires. termina-t-il en imitant la voix grave et sans émotions de son père.

Il en grimaça presque avant de sourire narquoisement, se moquant ouvertement des idéaux fragiles et sans aucune saveurs du chef de famille.

- Et toi dis moi, la famille ça va ? Ton père est toujours obnubilé par cette histoire de Whitestone dominant la ville ?


HRP:
 

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William C. Gardner
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Mar 13 Juin - 1:06

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Le Whitestone commençait doucement à se détendre. Il restait nerveux, cependant son naturel semblait peu à peu prendre le pas sur les inquiétudes qui l'habitaient. S'il laissa à un moment paraître son trouble, il fut rassuré de voir que son acolyte ne partageait visiblement pas ses craintes. Aucun changement n'était à déplorer sur le Dirarys. Le Blackblood était en un temps record redevenu lui-même : cet inconnu, cet ébéniste qui était Roy sans vraiment l'être jusqu'à présent, avait retrouvé son visage d'antan.

Son physique était resté le même - tout comme la facilité qu'il avait à le provoquer. Mais depuis qu'il s'était souvenu de lui, tout avait changé. La colère du brun semblait s'être totalement évaporée - et le voilà qu'il riait même avec lui. Comme avant - comme s'il n'avait jamais quitté les siens, comme s'ils s'étaient vus la veille, comme s'il n'y avait pas eu cette vision.

William s'était juré de ne plus se torturer l'esprit avec ça - de jouer cartes sur table, et pourtant, il ne parvenait pas tout à fait à rester maître de ses pensées. Roy semblait maintenant lui aussi perdu dans ses songes. Billy observa avec curiosité le visage de son ami devenir plus grave, ses yeux sombres fixés sur l'armoire endommagée. C'était curieux - il ne l'avait mentionnée que par souci de détendre l'atmosphère et c'était comme si l'effet inverse s'était produit.

Un silence s'imposait de nouveau dans la petite pièce, silence que William n'osa briser. Le regard de Roy était brouillé - c'était indéfinissable. Un mélange de colère.. et de mélancolie, peut-être ? Impossible de mettre un mot sur l'expression qu'il arborait.

Oh.

Le Gardner arqua un sourcil, circonspect, n'ayant rien raté de la soudaine réaction rageuse de l'ébéniste. Sa mâchoire s'était serrée et il venait d'expirer avec force. Etait-ce un signe énonciateur ? Allait-il, après ces heureuses retrouvailles, vraiment se prendre un coup de poing ?

« Dans la famille depuis un bon bout de temps... Le vieux n'aurait pas aimé la voir se dégrader. Une honte pour notre famille si les autres apprenaient qu'on ne sait pas s'occuper de nos propres affaires. »

Roy venait de répondre à son interrogation muette. Ce timbre de voix grave, las - ponctué de syllabes incisives à la fin : ce meuble imposant avait donc pour propriétaire le père de Roy. Monsieur Blackblood - à vrai dire, Billy n'était même pas sûr de connaître son prénom. Il n'était pas souvent allé chez Roy, tous deux préférant son chez-lui, plus près de l'école et doté d'une piscine qu'on lui avait offerte à ses huit ans.

Le patriarche Blackblood était un homme fier, grand et assez impressionnant, c'était de lui que Roy tenait ses yeux noirs. Il n'était pas du genre bavard et était pour le moins exigeant - bien plus que ses parents à lui. Billy savait que la famille Blackblood prospérait dans la politique, sans en savoir vraiment plus. En tout cas, il ne s'aventurerait sûrement pas à lui poser la question : cela était sans doute lié au fait qu'il l'ait connu étant enfant, mais le père de Roy l'intimidait encore un peu. Ils n'échangeaient d'ailleurs plus que de rares politesses depuis le départ de l'ébéniste.

Quitter la lumière pour rejoindre les ténèbres était un acte grave.
Mais le faire en étant l'enfant d'une des familles les plus éminentes, c'était plus que condamnable. C'était impardonnable pour beaucoup - et surtout pour Monsieur Blackblood, d'après ce qu'il avait entendu.

Merde - il n'aurait jamais pu s'imaginer que ce armoire fusse d'une si grande valeur. Son action n'était vraiment pas intentionnelle. William se gratta l'arrière de la nuque, gêné. S'excuser ne changerait rien à l'état de la pièce - mais il aurait de quoi largement subventioner la réparation.

« Et toi dis moi, la famille ça va ? Ton père est toujours obnubilé par cette histoire de Whitestone dominant la ville ? »

Il accusa la critique de Roy en silence. Celle-ci ne le touchait pas. Il avait lui-même du mal à saisir l'importance que plaçait son père en de tels projets. Billy portait le nom de son géniteur - William Gardner, et bien que leur relation soit au beau-fixe, leurs divergences d'opinions l'étaient aussi. Parfois seulement. Car le plus souvent, Billy choisissait de garder les siennes sous silence.

« Tu te doutes bien que oui, il émit un soupir avant de lever les yeux au ciel dans un geste théâtral. Et tu sais aussi que la politique n'est certainement pas un sujet qui me passionne. A vrai dire, leurs prérogatives pourraient bien avoir changé, prônant l'égalitarisme ou je ne sais quoi d'autre, sans que je ne le sache »

Billy choisit de ne pas s'aventurer plus longtemps sur le terrain bien trop glissant de la politique. Il était, pour la plus grosse partie, d'accord avec ce qui était dicté par les dirigeants du clan. Les Whitestones représentait la population élitiste - épurée d'Elyas. Il savait que la dernière réunion avait porté sur le danger exprimé par la montée en puissance numérique des Dirarys - le nom de Roy n'avait pas été mentionné mais il savait que sa désertion marquait encore les esprits.

Il ne laissa pas le temps à Roy de répondre, et enchaîna :

« Mais et toi, surtout ? La dernière fois que j'ai entendu parler de toi, on disait que tu étais devenu une sorte d'ermite vivant dans les montagnes, il lui jeta un sourire narquois, le jaugeant de haut en bas avant de poursuivre. La première partie ne s'éloigne peut-être tant que ça de la réalité... Mais pour le reste : tu en reviens tout juste ? »

Sa question avait beau être posée sous le signe de l'humour, elle restait néanmoins parfaitement sérieuse. Il avait relevé plus tôt la phrase du Blackblood : Cette partie de ma vie est assez floue. Pourquoi ? Comment était-ce possible ? Que diable avait-il pu lui arriver ?

Billy en avait assez d'entendre toutes les hypothèses possibles et inimaginables sur le compte de son ami - à présent qu'il l'avait sous la main, il voulait des réponses. N'était-ce pas naturel ?

Il ignorait ce qui avait poussé Roy à commettre un tel manquement en préférant les ténèbres à la lumière et sans doute était-il encore trop tôt pour espérer en savoir plus, mais il brûlait de curiosité. 

Et sa vision de tout-à-l'heure n'arrangeait en rien cela. Peut-être n'était-elle encore qu'hypothétique ? Peut-être y'avait-il un moyen d'inverser la chose ? De palier à ce problème ?

Ou tout simplement, d'aider Roy.

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Dernière édition par William C. Gardner le Sam 1 Juil - 19:12, édité 1 fois
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Jeu 22 Juin - 12:07




A deux pieds du gouffre



La tension était retombée comme elle était venue. Chaste et immédiate. Ne restait plus que l'écho de leur rire et de leur sarcasme qui flottait encore dans l'arrière pièce. Peut-être que la rancune n'avait pas encore disparue, mais lunatique comme il était, le brun l'avait laissé de côté, remplacée par ces douces retrouvailles. Après tout, cela faisait un bon bout de temps que ces deux là s'étaient perdus de vue. Depuis sa mort à vrai dire... Roy s'en était retrouvé changé, plus sombre et triste alors que son ami se demandait d'où pouvait bien provenir l'origine de ce nouveau climat. Il ne le lui avait jamais révélé. Pensant surement que son alter-ego, son frère, aurait su, dès l'instant où ce dernier aurait constaté les dégâts dans le comportement du brun. Mais non. Rien. Alors il avait tout simplement abandonné. Cherchant à s'éloigner le plus possible afin de se concentrer sur son entraînement. Tout indiquait qu'il risquait de frapper quelqu'un si on osait lui dire qu'il agissait bizarrement. Et à l'époque, il n'avait pas voulu faire de mal à Billy. Du moins pas au début. Si en premier lieu, les exercices obnubilaient ses pensées, très vite les idées noires s'invitèrent dans son esprit, accusant le monde d'être la source de ses malheurs. Rejetant la faute sur sa famille. Son ami. Lui assurant qu'ils savaient, mais qu'ils ne cherchaient pas à comprendre. S'occupant de leur propre personne tandis qu'ils le laissaient souffrir. Seul. A l'époque, il aurait aimé se défouler sur quelqu'un plutôt que sur de vulgaires arbres qui ne faisaient qu'encaisser. Les jours puis les semaines passaient, la noirceur et la colère s'insinuant encore d'avantages dans l'esprit tourmenté du brun. Il aurait surement tué quelqu'un s'il n'était pas resté dans la forêt... Et s'il ne s'était pas calmé. Alors, si encore aujourd'hui, la rancune occupait une petite part dans sa tête, qu'il les accusait toujours de ne pas avoir essayé de le comprendre, ses pulsions meurtrières, elles, s'étaient rabattues au plus profond de son être. Ressortant par moment alors qu'il perdait pied. Comme lorsque son père venait le voir à l'ébénisterie. Comme lorsque son ami d'enfance avait fissuré la glace de l'armoire des Blackblood. Il s'étonnait d'ailleurs d'être aussi calme. Que la tension soit redescendu aussi rapidement. Et qu'ils parlaient ensembles alors qu'il n'y avait même pas deux minutes, la provocation surplombait la conversation.

- Tu te doutes bien que oui. commença-t-il par dire après que le brun ne lui ait demandé si son père avait toujours les mêmes idées fixes à propos de la condition des Whitestones. Et tu sais aussi que la politique n'est certainement pas un sujet qui me passionne. A vrai dire, leurs prérogatives pourraient bien avoir changé, prônant l'égalitarisme ou je ne sais quoi d'autre, sans que je ne le sache...

Roy leva les yeux au ciel alors que Billy expliquait tranquillement son point de vue. Il n'était pas amis pour rien - du moins, ne l'avait pas été : étaient-ils encore amis après tout ce qui s'était passé ? Lui-même ne portait pas la politique dans son cœur, principalement à cause du fait que son père lui rabâchait les oreilles à propos de suivre ses traces. De devenir un puissant politicien comme lui-même l'était actuellement. Tu parles... Il se souvenait encore des punitions qu'il lui infligeait chaque fois qu'il n'était pas satisfait des résultats de son fils. Roy laissa son regard dériver vers ses doigts alors que trônaient quelques traces sur leur surface, preuves maladives du traitement qu'il avait subit dans son enfance. Il se souvenait parfaitement. Surtout le fait que Billy le réconfortait chaque fois qu'il le voyait le lendemain à l'école.

Il ne portait pas lui même la politique dans son coeur. Mais il ne pouvait s'empêcher de réagir aux paroles de Billy : prôner l'égalitarisme ? Vraiment ? C'était la chose la plus idiote qu'il n'ait jamais entendu. Et voir son père lui pardonner un jour sa décision était une parfaite utopie qu'il ne se permettait même pas d'imaginer. Alors prôner l'égalité entre les clans ? Quelle blague. C'était tout simplement improbable. Encore un prétexte pour rallier le plus de monde à leur cause ignoble de domination. Manipuler pour mieux régner. C'était ce qu'ils faisaient de mieux au final... Pire que des Blackmorgans. Mais Roy ne put même pas en placer une à ce propos car le blond reprit presque immédiatement la parole, changeant de sujet comme il pouvait changer de femmes qu'il devait fréquenter. Il eut un petit sourire à cette pensée avant de réellement s'esclaffer face aux paroles de son ami.

- Mais et toi, surtout ? La dernière fois que j'ai entendu parler de toi, on disait que tu étais devenu une sorte d'ermite vivant dans les montagnes. La première partie ne s'éloigne peut-être tant que ça de la réalité... Mais pour le reste : tu en reviens tout juste ? finit-il par dire, un sourire narquois sur les lèvres.

- Un ermite vivant dans les montagnes ? C'est vraiment de cette façon qu'on parle de moi ? Mon père a bien fait de me renier alors. S'il ne l'avait pas fait, nul doute qu'à l'entente de cette description de son fils unique, il s'empresserait de pallier à cette erreur. railla-t-il, moqueur avant de sourire en imaginant l'expression qu'aurait put prendre le visage de son paternel en entendant les ragots. Hilarant...

Si au début, cette description se rapprochait drastiquement de la réalité, aujourd'hui elle n'était plus si avérée que ça... "Même pour moi, cette partie de ma vie est assez floue..." Il n'avait pas mentit en disant ça. Obnubilé par sa rage, son envie de vengeance et surtout par le fait que personne ne semblait comprendre le pourquoi de tout ce changement chez lui, il s'était concentré sur son entraînement, délaissant ses autres besoins. Plusieurs fois il s'était évanouit dans la forêt, mourant littéralement de faim. Plusieurs fois, il s'était déconnecté de la réalité. Hallucinant le meurtrier. Se battant contre le vide. Et plusieurs fois, il perdait la notion du temps. C'était pourquoi il avait dit cela. Complètement floue. C'était ce que lui avait semblé être sa vie à cette époque. Du moins, jusqu'à ce qu'il se reprenne.

- Je suis peut-être un ermite, mais je ne vis pas dans la montagne si tu veux vraiment savoir. J'habite près du lac. Et dans une maison figure toi ! Loin de la famille en tout cas, et tu peux pas t'imaginer au combien ça fait du bien de ne plus les avoir sur le dos...

Il était sincère en disant ça. Et l'ombre d'un sourire apparut soudainement sur les lèvres du brun alors qu'il replongeait son regard dans celui de son homologue.

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Sam 1 Juil - 18:51

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« Un ermite vivant dans les montagnes ? C'est vraiment de cette façon qu'on parle de moi ? Mon père a bien fait de me renier alors. S'il ne l'avait pas fait, nul doute qu'à l'entente de cette description de son fils unique, il s'empresserait de pallier à cette erreur. »

Le mot avait été prononcé avec moquerie. Le ton de l'ébéniste s'était de nouveau fait railleur, détaché - mais le pharmacien, lui, n'avait pas le cœur à plaisanter. Renier. C'était un terme atroce, horrible et qui pourtant portait la signification de ce qui était arrivé à Roy, Billy le savait.

Il avait assisté de loin au déchirement familial des Blackblood. Une famille de ce rang et surtout, de cette position dans la vie politique du clan, se devait de rester soudée, unie en toute circonstance. Et c'est pourquoi l'abandon de Roy, le fils héritier, avait causé tant de remous, tant de discussions bien vite étouffées par les patriarches du clan.

Perdre son nom, sa position, ses privilèges, sa famille..
Tout.

Rien de pire ne pourrait leur arriver - non, n'aurait pu lui arriver, William en était convaincu. Il ne pourrait d'ailleurs jamais s'imaginer, lui, privé de sa condition de Gardner. Devenir du jour au lendemain dépourvu d'argent, d'influence, de famille sur qui compter.. William n'aurait jamais su comment y faire face.

« Je suis peut-être un ermite, mais je ne vis pas dans la montagne si tu veux vraiment savoir. J'habite près du lac. Et dans une maison figure toi ! Loin de la famille en tout cas, et tu peux pas t'imaginer au combien ça fait du bien de ne plus les avoir sur le dos... »

William ne put qu’acquiescer les propos de son ami. Si la nouvelle situation du Blackblood le dépassait, il n'avait que trop bien assisté à ce que vivait Roy depuis l'enfance. De la pression - encore et toujours plus d’exigences : le père de Roy en avait toujours demandé trop. Et jusqu'au jour de ses vingt ans, l'ébéniste s'était plié à ses requêtes - avec sans doute bien trop d'application. Enfant, son père lui avait dit de ne pas se préoccuper de se qui se passait chez les Blackblood. Roy avait beau être son ami - il n'avait pas à se mêler de choses qui le dépassait lui et sa famille. Les Blackblood étaient influents - et bien que leurs liens avec sa famille se soit renforcés grâce à son amitié avec Roy, les choses n'étaient pas si simples.

Mr Blackblood s'affairait dans la politique et son père à lui dans les affaires : on parlait d'eux comme étant de proches collaborateurs. C'était ainsi, qu'enfants, on les avait présentés - lui, le blond facétieux au deuxième héritier, aussi brun que timoré. Ils s'étaient bien vite trouvés nombre d'atomes crochus - certainement bien plus que l'escomptaient leurs parents, collaborateurs intimes mais pas amis.

Papa n'appréciait pas certaines manières, certaines idées du père de Roy. Si enfant il ne s'en rendait pas compte, William avait remarqué, adolescent, leurs poignées de mains rigides, froides, et le pli de leurs fronts. Les choses du monde des adultes étaient loin d'être aussi simples qu'il le pensait. Et les mots, les mises-en-garde n'avaient su trouvé écho que bien des années plus tard.

Billy répondit au sourire de son interlocuteur avec chaleur, sincérité. Le Roy qu'il avait sous les yeux parlait avec bien plus d'assurance, bien plus d'aplomb que le gamin qu'il avait rencontré autrefois. Il avait un peu de mal à croire, mais peut-être qu'effectivement l'ébéniste avait raison, peut-être que se détacher du fardeau familial lui avait été bénéfique. C'était une chose qu'il avait du mal à accepter - il ne pourrait sans doute jamais cautionner le fait de devenir Dirarys, mais pour ce qui est de la pression familiale..

Roy avait beau travailler dans cette bâtisse insalubre.. Il ne semblait se porter si mal que ça. Ses yeux brillaient avec fierté, il avait gagné en robustesse et ne se laissait plus marcher dessus. Au contraire, il en était presque devenu intimidant. Il était devenu un homme fort et sûr de lui, comme son père l'avait voulu.

Mais il s'était malgré tout fait renier. Putain - c'était un Dirarys qu'il avait devant lui. Un de ces êtres fourbes, manipulateurs - dangereux, qu'ils avaient tous les deux appris à craindre et à mépriser. Son ami était devenu Dirarys - et pourtant, là maintenant, il n'avait pas peur, il n'avait pas honte de cet ami qu'il venait de retrouver. Il le devrait - c'était une de choses majeures que l'on lui avait inculqué dès son plus jeune âge, mais il s'en moquait à présent.

Billy ne voulait pas laisser filer cette chance de le retrouver.

« Et dans cette demeure située dans un cadre si idyllique.. Tu vis seul ? »

Son regard azur se fit narquois et il détailla son vis-à-vis de haut en bas. S'il avait gagné en assurance, l'ébéniste avait également pris en taille et en muscles. Un peu trop même, à son goût ; il devait le dépasser de dix bons centimètres.

« Pour répondre à ta question, ce n'est pas la seule rumeur qu'il y a eue à ton sujet. J'ai aussi entendu parler d'une sorte d'amazone aux formes sculpturales qui t'aurait retourné la tête... Mais le coup de l'ermite serait plus ton style, je trouve. »


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twist of fate
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Roy A. Blackblood
(puceau des forêts profondes)

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Mer 9 Aoû - 22:33




A deux pieds du gouffre



Cette dernière tirade lui avait fait arracher un sourire. Dans sa misère et son désespoir, il avait pourtant réussit à trouver une petite parcelle de lumière. La totale liberté. Plus de reproches à entendre, plus de coups à recevoir. Il ne voyait plus ce regard si déçu hermétiquement fixé sur lui. Ce rictus qu'avait son paternel à la commissure des lèvres à chaque fois que Roy se pointait devant lui. Il ne devait pas supporter ça tous les jours. Il n'avait plus à encaisser toutes ses choses et à les garder pour lui seul. Et même s'il se défoulait encore dans sa chambre contre les cauchemars de ses souvenirs, il était désormais libre de faire ce qu'il voulait sans se préoccuper des regards du monde extérieur. Il n'en avait de toute façon plus rien à faire. Il les voyait pourtant, ces regards de travers dans sa direction lorsqu'il marchait dans les rues de la ville. Ces chuchotements derrière son dos. Ces grimaces dégoûtées. Et se serait se mentir à lui-même s'il disait qu'il parvenait à en faire fi. A surmonter tout ça. Parce que la vérité, la voilà : Roy se sentait effroyablement seul. Plus qu'il ne voulait bien admettre au premier abord. Plus qu'il ne voulait bien le dire à son ami d'enfance. En fait, il ne voulait pas l'alarmer d'avantages. Le fait d'apprendre que son presque-frère avait choisi une autre voie que celle qu'on leur avait dessiner avait dû être dur pour lui. Il ne voulait pas en rajouter. Et puis ils s'étaient perdu de vue... Peut-être était-ce cette raison là qui faisait que sa bouche ne parvenait pas à sortir ce qu'il ressentait réellement au plus profond de lui. Mais il devait bien admettre que le sarcasme du blond lui avait manqué. Son regard qui en disait plus long sur ce qu'il pensait que ses paroles. Cette malice qu'il pouvait sentir chez lui. Et bien que son physique avait changé, qu'il avait laissé ses traits enfantins derrière lui, que des cernes s'étaient doucement installées sous ses yeux, il était resté le même. Roy était heureux de le voir. Et peut-être un peu fier de voir qu'il était désormais plus grand que lui.

Néanmoins, il perdit rapidement le sourire lorsque William commença à s'intéresser à une partie de son histoire qu'il aurait préféré esquiver. Ses yeux s'assombrirent et il baissa le regard, ses poings se serrant machinalement avec force. Sa première question avait l'air pourtant innocente de prime abord. Vivait-il seul ? Oui, Roy était seul. Il était mieux seul. Du moins c'était ce que sa tête lui disait. Lui répétait inlassablement. Mais au fond de lui, il savait que c'était faux. Que son cœur était mort en même temps que Thésée. Et cette question raviva en lui des sentiments qu'il tentait de fuir depuis ce fameux jour. En vain.

- Pour répondre à ta question, ce n'est pas la seule rumeur qu'il y a eue à ton sujet. J'ai aussi entendu parler d'une sorte d'amazone aux formes sculpturales qui t'aurait retourné la tête... Mais le coup de l'ermite serait plus ton style, je trouve.

- Tu n'en sais rien !! hurla-t-il en abattant son poing sur le plan de travail, faisant trembler le tabouret qui y était installé.

Il avait laissé échapper sa colère comme bien souvent depuis très longtemps. Il avait laissé échapper sa rage avec peut-être un peu trop de violence à son goût, mais il était trop tard. Et surement y aurait-il nombre de question dans l'esprit du blond en face de lui. Mais pour le moment, il s'en fichait. Il était trop occupé à ruminer de sombres pensées, à se revoir à genou en train de hurler à la mort, les larmes dégoulinant sans qu'il ne puisse les en empêcher.

" Tu n'en sais rien... "

Sa voix s'était faite plus faible. Plus blessée et détruite. Il était moins serein Roy. Moins sûr de lui à ce moment là. Et il aurait préféré ne pas le montrer à Billy. Il aurait aimé lui montrer qu'il était fort. Qu'il n'avait pas besoin d'aide, qu'il pouvait se débrouiller sans que personne ne se mêle de ses affaires. Mais avec cette question et cette description absolument ignoble de sa bien-aimée, il n'avait pu faire autrement. Il était impulsif, et tout le monde le savait...mais la preuve était là.

Brusquement, les mots qu'avaient utilisés William pour décrire Thésée lui revinrent en mémoire. Et Roy fronça les sourcils, la colère refaisant immédiatement surface.

" Et ne parle pas comme ça d'elle !! " Il avait haussé le ton, Roy, s'était avancé vers le blond et lui avait empoigné le col de sa veste sans le moindre ménagement.

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William C. Gardner
(esthéticienne du fofo)

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Vous êtes toutes mes gows, je bois les larmes de vos keums krrkrr

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Métier/études : Poursuit des études pharmaceutiques.

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Pouvoirs : William peut se retrouver projeté dans une scénette qui peut tout aussi bien provenir du passé ou du futur d'une personne. Ne maîtrisant cependant pas son pouvoir, ces flashs arrivent le plus souvent aux moments les moins importuns. Il arrive malgré tout à forcer leur apparition en inhalant une poudre de sa concoction.

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Dim 20 Aoû - 19:04

a deux pieds du gouffre
ft. roy a. blackblood



La question était anodine - presque innocente, même. William désirait en apprendre plus sur la nouvelle vie du Blackblood. Rien de plus normal, après tout. N'était-ce pas légitime de s'intéresser à son ami ? De s’enquérir, après de longs mois passés sans se voir, de son état ? De tout simplement désirer reprendre contact  ? La remarque qui avait suivi n'était que pure facétie, une boutade comme il y en avait eu bien d'autres au sein de leur relation. Il n'y avait rien de méchant - le Gardner s'évertuait toujours à titiller sans blesser ses interlocuteurs et de plus, il aurait bien mal avisé de sa part de s'attirer les foudres de l'ébéniste, si tôt dans leur nouvelle amitié.

Rien - absolument rien ne laissait présager qu'une réflexion aussi anodine puisse provoquer un tel excès de rage :

« Tu n'en sais rien !! »

Pac. Le poing de l'ébéniste venait de s'abattre sur la modeste table en bois. Ce ne fut pas le cri, mais bien le geste qui fit reculer l'héritier Gardner. Il avait, mécaniquement, effectué un pas en arrière et le talon de sa jambe droite heurta une surface dure. Aïe. Il s'agissait sans doute de l'armoire de famille - encore un faux-pas, donc.

« Tu n'en sais rien... »

Le ton de Roy avait changé du tout au tout. De rageur et puissant, il était subitement devenu faible, presque meurtri. Et en cet instant, Billy eut devant les yeux non pas le Dirarys robuste récemment retrouvé, mais le petit garçon craintif qui refusait de parler de ses disputes familiales. Billy était perdu. Mais que diable s'était-il passé durant cette dernière minute ? Qu'avait-il pu bien dire - puisqu'il semblait que ses mots soient bien la raison de ce brusque changement, bien faire ? Que s'était-il réellement passé durant ces deux années d'absence ?

Le Gardner observait, impuissant, la mine déconfite - blessée, de son vis-à-vis. La curiosité, la question de savoir ce qu'il s'était passé lui brûlait plus que jamais les lèvres. Mais il savait que Roy, dans un pareil état, ne parlerait plus.

Qu'il venait de se renfermer une nouvelle fois. Par sa faute.

Le pharmacien fit, cette fois-ci, un pas en avant - il s'apprêtait à poser une main réconfortante sur l'épaule de Blackblood. A réitérer ce geste silencieux qu'il avait si souvent accompli durant leur enfance. Mais bien mal lui en pris - William eut à peine le temps d'esquiver un geste que Roy l'empoigna une nouvelle fois au col.

« Et ne parle pas comme ça d'elle !! »

Billy ne releva pas immédiatement le sens de la phrase. Sans doute aurait-il pu s'attendre à ce revirement de situation, à un nouvel excès de colère tant l'ébéniste s'était déjà montré impulsif dans la journée.. Mais ce ne fut pas le cas.

Ses pieds ne touchaient plus le sol - ce n'était pas comme si Roy mesurait deux mètres, cela ne se jouait qu'à quelques centimètres, mais cette soudaine perte de son équilibre le déboussola plus qu'elle ne le fit la première fois. Ses yeux azurs, écarquillés, tentaient de déchiffrer le regard sombre, furieux, qui lui faisait face : sans succès. Sa vision était apparue lorsqu'il s'était tout à l'heure retrouvé dans la même position ; les poings de Billy se crispèrent instinctivement.

Il ne souhaitait pas en voir plus - c'était déjà bien assez suffisant. Il attendit un peu mais rien ne se fit. Billy était toujours dans le présent, et Roy continuait de le lorgner avec rage. Et puis, le tilt se fit.

Que s'était-il passé ? De quoi parlait-il ?
De qui parlait-il ?


Qui était-elle ?

"Elle". Le Gardner n'avait à aucun moment pensé que ce "elle" existait bien. A présent, elle était devenue l'inconnue d'une équation qu'il ne parvenait pas à résoudre : le changement de Roy. Ses brusques sautes d'humeur, son choix de rejoindre les ténèbres, son envie d'isolement : était-elle responsable ? Une simple femme avait-elle réussi à retourner l'esprit de son ami de toujours ?

Mais qui était-ce ? La connaissait-il seulement ?

Peut-être bien- après tout, Roy s'était brutalement mis-en-colère, crachant qu'il n'avait pas le droit de parler d'elle. Cela voulait-il dire qu'en effet, il s'agissait d'une personne qu'ils connaissaient tous les deux ? Mais jamais Roy n'était devenu l'intime d'une demoiselle - non, il l'aurait su à tous les coups. Après tout, le Gardner était celui qui allait vers les femmes, celui vers qui elles semblaient alors converger.

Roy, de son côté.. avait-il eu quelqu'un ? Pas d'après ses souvenirs. Il s'évertuait tant à faire des bonnes études..

Non.
Il ne la connaissait pas - c'était impossible. "Tu ne peux pas savoir", tels étaient les mots que lui avait craché à la figure le Blackblood. Il s'agissait donc d'une inconnue. Une inconnue qui semblait compter aux yeux de l'ébéniste.

Un peu trop, sans doute - étant donné sa réaction plus que disproportionnée.

Le Gardner était-il, au fond, déçu d'apprendre que les ragots étaient colporteurs de vérité ? D'apprendre qu'une femme - une simple femme, avait retourné la tête de son ami de toujours ? Un ami qu'il aurait cru bien plu réfléchi.

La voix du pharmacien se fit plus froide que tout à l'heure : il était à la fois agacé et anxieux devant l'aura menaçante qui se dégageait du brun. Si Roy n'avait de cesse de passer par toutes les émotions - laissant libre court à son colère dont il devait faire les frais une fois de plus, Billy était plus calme. Il était habitué à conserver sa façade.

« Bon. Bon.. Désolé. »

Curieusement, il n'eut aucun mal à se défaire de l'emprise de l'ébéniste. Ca ne devait être encore qu'un simple coup de sang. Mais à présent qu'ils étaient tous deux, de nouveau, sur un pied d'égalité, c'était comme si un froid s'était installé.

Un froid que n'était, cette fois-ci, pas disposé à dissiper le Gardner. Il s'agissait de la seconde menace que le Blackblood lui faisait : des années auparavant, cette simple idée l'aurait que trop amusé.. Mais désormais, William C. Gardner n'avait plus envie de rire.

Son regard azur dardait les yeux sombres de Roy : aucun mot ne fut échangé pendant quelques minutes. Et puis, comme par miracle, un bruit attira leur attention. Quelqu'un venait de tousser dans la pièce d'à côté.

L'occasion parfaite pour mettre fin à la tension. Et lui permettre de réfléchir, quelques instants encore, aux mots de l'ébéniste.

« Tu devrais aller voir ce que nouveau client te veut. »

Le ton du Gardner était plus posé que tout à l'heure : toute colère était dissipée. Et tandis qu'il laissait à Roy le soin d'aller accueillir l'inconnu, ses doigts resserrèrent un peu le pan de sa cravate : voilà qui avançait bien les choses.

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