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 || Great minds think alike || ft. THOR R. CALVIN ||

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Charlie Minsk
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Mar 11 Avr - 16:14

Great minds think alike


A l’aube d’un nouveau jour les bras de Morphée ne semblaient vouloir m’enlacer. Dans le silence de mon appartement miteux et lugubre des quartiers malfamés de la ville, j’étais bercée par l’écho des pulsations frénétiques de mon cœur. D’un regard blafard je fixais le plafond, confortablement installée dans mon lit au passé douteux, le plafond, ce dernier avait pris tant d’humidité, que j’admirais le fait qu’il ne s'était toujours pas effondré. Ainsi, alors que je tendais de trouver le sommeil, mes pensées vagabondaient d’un sujet à l’autre inlassablement, ne me laissant aucun répit. Entre débat philosophique, et constat d’une réalité que j’avais en horreur, mes pensées finirent par aborder le sujet de mon exposition.

Dans quelques jours, j’aurais l’honneur de montrer au public mes réalisations. Pour la première fois de mon existence, des êtres, autres que mes professeurs allaient pouvoir contempler mes travaux. Certes, leur regard m’importait peu, mais des avis objectifs étaient incontestablement les bienvenues afin de me perfectionner dans mon art. Qui plus est, même si les bavardages futiles n’étaient guère dans ma nature, je ne pouvais pas en dire autant des débats. Or mes réalisations à l’esthétisme dérangeant, que certains avaient déjà tenté de censurer, portaient à controverses. J’aimais débattre, trouver des arguments afin de défendre mon opinion, trouver des contre-arguments afin de mettre en difficulté mon adversaire : cela était un exercice des plus divertissants, enfin, cela ne pouvait l’être que lorsque je me trouvais face à un être possédant un quelconque répondant, sinon, cela devenait d’un ennui mortel. Ainsi, à l’image de Socrate, lorsque que mon adversaire attisait ma curisosité, je ne craignais de partir au front.

Socrate, ce philosophe connu de tous, qui fut condamné à mort pour ses idées qui dérangeaient la cité. Ce génie, était accusé de corrompre la jeunesse. Lui, qui même face à la mort n’avait pas perdu la face tel un stoïcien, il avait même décidé d’apprendre la musique à l’aube de sa mise à mort. « Il n’y a pas d’homme plus sage que Socrate » disait à juste titre la Pythie, de l’homme qui savait, qu’il ne savait rien. Socrate était un marginal à son époque, à cause de sa manière de penser singulière et c’était cela qui causa sa perte. Finalement, siècles après siècles, cela n’avait guère évolué : dans une société il y avait des normes et des valeurs à intérioriser et à respecter, dans le cas contraire la sentence était sans appel : stigmatisation, et exclusion, c’était indéniablement une tautologie. J’en étais bien l’exemple parfait non ? La société m’avait exclu tel Meursault, L’Etranger d’Albert Camus pour mon comportement à la marge. Lorsque j’étais plus jeune, j’étais cet enfant que personne ne souhaitait approcher car elle paraissait bien trop étrange, voire bizarre. Cet enfant, qui ne semblait guère dans le même monde que les autres. Cet enfant qui se complaisait dans sa solitude grâce à ses "amis imaginaires". Vous savez les enfants peuvent se montrer bien cruels. J’étais ainsi moquée et marginalisée par les autres, et le temps n'avait guère arrangé les faits. Ma manière d’être était certes atypique et étrange aux yeux de ceux qui ignoraient l’existence de mon don, mais cela ne justifiait en rien que l’on me traite telle une folle bonne pour l’asile. Meursaul pour ne pas avoir pleurer à l’annonce de la mort de sa mère était-il un homme sans sentiments ? Non. Bien sûr que non. Les ignorants, leur grand nombre était ce qui leur donnait de l’importance, eux, dont leur bêtise n’avait d’égale que leur futilité. Dans ce monde il y avait les mineurs et les majeurs : il y avait ceux qui étaient capable de penser par eux-mêmes, et ceux qui étaient dépendant d’un maître penseur. Penser comme la norme ne faisait pourtant pas du sujet un homme bon. Il ne s’agissait là que d’une belle hypocrisie. L’homme veut s’adapter à son environnement, il enfile ainsi un masque pour devenir un être conforme à tous les autres sujets. Finissant peu à peu par se perdre lui-même, devenant un être aliéné. Ces codes de la société, que je ne connaissais que trop bien, je m’amusais souvent à en jouer pour arriver à mes fins. J’étais hypocrite, et je ne le cachais guère. Mais tout homme est hypocrite, cachant derrière le beau et le cordial des intentions bien moins charmantes. L’homme est égoïste, il ne pense qu’à assouvir ses propres intérêts, Adam SMITH nous l’avait bien démontré : « Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu'ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ».

L’homme est libre car il possèderait la capacité de s’extirper ou non des déterminismes sociaux. Or, ceux qui s’en libèreraient sont exclus. Nombre était ceux qui prétendaient que l’homme n’était pas déterminé, mais cela serait se mentir à soi-même. L’homme est déterminé par sa culture, mais l’homme sans culture n’est plus que l’ombre de lui-même. L’enfant sauvage nous l’avait bien mis en évidence, on ne naît pas homme, mais on le devient. L’homme est donc condamné à devoir suivre les dictâtes de sa société sans quoi son existence serait rejetée. Mais alors, selon mon propre raisonnement, je serais donc condamné aux ténèbres ? Peut-être bien que cela était une fatalité finalement.

Vous comprenez mieux maintenant, pourquoi mes pensées en ébullitions n’empêchaient de me laisser aller dans les bras de Morphée ?
J’étais un être à l’apparence silencieuse, mais on ne pouvait pas en dire autant de mon intériorité. Il était indéniable que j’avais besoin de trouver un être capable de discuter et de débattre avec moi, sur toutes ses questionnements qui se transformaient peu à peu en névroses. Mais trouver un tel être n’était pas chose aisé. Et malgré le fait que j’avais potentiellement trouvé le candidat parfait, ma fierté et ma pudeur m’empêchaient de faire le premier pas. Cet homme, était certes imbus de lui-même, mais sa soif de savoir faisait de lui l’être parfait pour un débat passionné. Sincèrement, depuis que mon regard l’avait rencontré à la bibliothèque, il n’avait cessé de m’intriguer. Il m’arrivais souvent de l’observer de loin, sans m’approcher, examinant ses gestes et ses lectures. Son âme était celle d’un être de lumière, de telle qu'il m’arrivais d’être aveuglé par ses rayons. Cette lumière intense qui émanait de lui, était sans nul doute ce qui le rendait si attrayant. Mais malgré toute mon attention à son égard, il ne semblait guère avoir remarquer mon existence : j’étais invisible, comme toujours. Ainsi, tandis que je repensais au visage charmant de celui qui se prenait pour un Dieu, mes yeux se fermaient peu à peu, pour ne plus s’ouvrir jusqu’au petit matin.

Mon réveil qui ne prenait guère en compte le nombre total d’heure de sommeil que j’avais finalement réussi à comptabiliser, me réveilla après seulement quatre heures de sommeil profond. Me lever ne fut pas chose aisé, mais j’avais du pain sur la planche. En effet, le fait que mes réalisations allaient enfin être exposées, ne signifiait pas que je devais me reposer sur mes lauriers. Je devais continuer de travailler dure afin de me perfectionner. Et le thème de mes prochains travaux étant tout trouvé au vu de mes réflexions de la nuit, je me devais donc de me documenter enfin de leur donner davantage d’âme et de profondeur. Je me préparais donc sans grande vigueur certes, à partir pour la bibliothèque. D’un pas lent, je me dirigeais vers ce lieu dans lequel j’étais une habituée. Cet antre du savoir, dont j'aimais l’aura paisible, j’y passais souvent des heures et des heures à la recherche de nouvelles inspirations. Aujourd’hui, après avoir trouvé l’œuvre de Miguel de Cervantes, Don Quichotte, et de Mary Shelley, Frankenstein, je m’attelais à la lecture. Ces œuvres, ou plutôt ces grands classiques de la littérature, je les avais déjà lus par le passé, mais les anti-héros qui les avaient rendus célèbre, allaient devenir les protagonistes de mes futures réalisations, je me devais donc de me replonger dans leur univers unique.

________


« J'ai appris que dans ce monde rien n’est éternel. Les souvenirs finissent par s'estomper, les gens finissent par disparaître, les sentiments finissent par changer. Tout n'est qu'éphémère. Pourtant on s'accroche, on vie comme s’il existait toujours un lendemain. Quelle belle illusion qu'est la vie. Nous faisant goûter à la passion, l'amour, le bonheur pour nous les reprendre sans exutoires, ne laissant derrière elle que de doux souvenirs éphémères ».
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Thor R. Calvin
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Jeu 13 Avr - 22:14

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Homère disait que le sommeil et la mort étaient frères jumeaux, et beaucoup étaient ceux qui acceptaient ce fait comme s’il s’agissait de la vérité. La mort était-elle comparable au sommeil ? Tu t’étais toujours posé la question. Ce matin amena de nouveau ce questionnement en même temps que la pâle lumière du jour tandis que la ville se réveillait telle une machine qu’on remet en branle, doucement, avant de prendre son rythme habituel.

Tu repensais aux corps de la veille, que tu avais observé sans mot dire à la morgue, l’odeur des outils en métal ne pouvant couvrir celle de la mort elle-même. La blancheur maladive des visages, la rigidité des membres. Beaucoup ne semblaient pas sommeiller. Tous semblaient avoir été mis sur pause, comme si la faucheuse n’était pas passé au bon moment. Tous étaient partis trop tôt. Tous bien morts.

On dit souvent d’un proche qu’il est parti lorsqu’il n’ouvrira plus jamais les yeux, moins couramment qu’il est plongé dans un sommeil éternel. Lorsque tu étais petit, tu t’étais demandé si les morts rêvaient. Quels songes pouvaient se jouer derrière les paupières closes des défunts. Même si les années et la science t’avaient fait abandonner cette idée, tu pensais toujours qu’il s’agissait d’une interrogation innocente qui valait la peine que tu t’y intéresses.

En ouvrant les yeux ce matin-là, tu t’étais demandé si tu avais expérimenté la mort, si tout le monde mourrait un peu chaque fois que le corps sombrait dans les bras de Morphée. Notre rythme cardiaque baisse, tous nos organes fonctionnent au ralentit, nous rapprochant de l’état d’un cadavre. Certes, notre sang circule toujours et nous nous réveillerons tous dans la plupart des cas, mais la théorie te séduit. Après tout, il est assez courant de s’éteindre durant son sommeil.

En observant les veines bleutées qui parcouraient le creux de ton poignet, tu en es venu à conclure qu’effectivement, en ce point le sommeil et la mort pouvaient êtres jumeaux. Un peu comme si Morphée, après nous avoir pris dans son embrasse, laissait la faucheuse prendre nos vies sans qu’on puisse la sentir arriver. Les deux étaient-ils de mèche ?

Tu repensas à l’exposition que tu étais allé voir quelques jours auparavant, dont le thème principal était justement la mort. Les tableaux étaient abstraits, laissant le spectateur imaginer toutes sortes de choses. Tu t’étais arrêté devant l’un d’eux et avait pensé à un tas de raisonnements en scrutant la toile, laissant ton regard suivre le tracé du pinceau. Sans aucun doute pouvait-on dire que la mort était au centre de cette pièce, mais il était plus simple de le conclure que de l’expliquer car la notion même de mort était vaste, si bien que deux grosses idées complètement contradictoire se valaient :
La mort est synonyme de fin ; la mort est un nouveau départ.

Les religions actuelles les plus répandues véhiculent surtout ce deuxième aspect. Celui d’un paradis ou d’un enfer où nos âmes passent l’éternité après avoir goûté aux plaisirs terrestres. Toi, tu n’en pensais rien. La mort était une transition trop brutale pour pouvoir en parler comme si on savait ce qu’elle amenait en plus de l’impossibilité de rouvrir les yeux sur le ciel bleu de notre atmosphère tel qu’on l’a toujours connu.

Sans que tu ne puisses repousser les sombres pensées qui t'assaillirent, le visage de ta sœur s’imposa dans ton esprit et tu secouas la tête, tes mèches brunes retombant sur tes yeux fermés sans que tu n’aies un geste pour les repousser. Ils avaient bien poussé et nécessitaient un passage chez le coiffeur, mais ces derniers jours tu avais l’esprit occupé à autre chose qu’à planifier une virée en ville.

La tête lourde de songes, tu préféras marcher jusqu’à la bibliothèque plutôt qu’étudier à ton bureau. La route te fit un peu de bien, l’air frais était vivifiant. Une sacoche pendu à ton épaule, tu avais embarqué un calepin afin de prendre des notes sur les ouvrages que tu consulterais. Tu ne savais pas encore lesquels tu lirais. Tu avais prévu de laisser ton instinct guider tes choix.

En arrivant, tu déposas tes affaires sur l’une des nombreuses tables encore libres et te dirigeas aussitôt vers les rayons consacrés aux grands philosophe. T’emparant d’un ouvrage dédié à la mort, tu laissas tes yeux parcourir les rangées de livres de tailles et épaisseurs différentes, avant de changer de rayon. Ton regard croisa celui, vairon, d’une jeune femme qui tenait devant elle une ancienne édition de Don Quichotte, avant qu’il ne retourne à la lecture.

Un léger soupir s’échappa de tes lèvres tandis que tu t’autorisais à la regarder un peu longtemps, te demandant si tu n’avais pas déjà eu l’occasion de la croiser. Cependant, avant que ton observation ne dépasse les limites de la décence, tu te décidas à regagner ta table. ‘De tels yeux ne s’oublient pas, idiot.’

________

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Dernière édition par Thor R. Calvin le Jeu 20 Avr - 23:35, édité 2 fois
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Charlie Minsk
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Jeu 20 Avr - 22:55

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Minutes après minutes je me sentais sombrer dans l'univers burlesque et atypique de Don Quichotte. Chacune de ses aventures trépidantes offraient à mon imagination de parfaits arguments pour que l'une de mes réalisations lui soit entièrement dédiée. Je notais ainsi les passages du récit qui titillaient mon imagination dans mon carnet déjà bien rempli d’inspirations en tout genre. « Il faut donner du temps au temps », « On n'a pas bâti Rome en un jour », « Ou il y a de la vie, il y a de l'espoir » : chacune de ces citations illustraient à merveille la nature perfectible de l’homme. Le sujet était un être aux multiples virtualités en puissance qu’il devait actualiser afin de les posséder en acte, c’était donc un être qui pouvait évoluer, or, cette nature perfectible de l’homme était à double tranchant : il pouvait certes progresser, mais également régresser. Quoi de mieux que l’histoire de l’humanité pour illustrer cette théorie de Rousseau. L’homme était tel une sculpture modelable à souhait pour autrui, car pour le sujet se modeler soi-même semblait bien plus complexe. Or de toute sculpture de soi au niveau de l’esthétisme, le sujet entant que conscient de lui-même, serait capable de s’inventer à souhait. Cependant, la présence de l’inconscient dans l’appareil psychique du sujet, contredisait cette théorie : pourtant cette humiliation à l’égard de l’humanité, était ce qui allait lui donner son salut. Si mes réflexions de la veille m’avaient guidé vers une réponse des plus pessimistes tant qu’au fait que l'homme était déterminé par sa culture, cette lecture venait de faire émerger une nouvelle idée dans mon être. Dans mes multiples tentatives afin de comprendre le psychisme de ce héro atypique, le pouvoir de la psychanalyse me revint soudainement en mémoire. Telle la statue de Glaucus, qui avait servi à Rousseau afin d’illustrer l’idée selon laquelle l’homme à l’état de nature possédait un caractère presque divin, qu’il avait perdu paradoxalement à cause du progrès technique, et de la connaissance permis par la culture : l’homme devenu telle une « bête féroce », pourrait sans nul doute retrouver la souveraineté de son antre grâce à la cure psychanalytique. De fait, avec le soutien du psychanalyste, l’inconscient du patient serait mis à jour, qu’importe la névrose et les pulsions, le sujet reprendrait ainsi la siège de souverain de son propre corps par la connaissance totale de son être. Ainsi, grâce à cette connaissance totale de son intériorité le sujet pourra choisir de sortir ou non des déterminismes si sa volonté le lui permet. Est-ce qu’un suivit psychanalytique m’aiderais donc à atteindre la lumière ? Tandis que pensant à cette toute nouvelle éventualité, je fini enfin par lever les yeux de mon roman et de mes notes. Je balayais du regard l’ensemble de la bibliothèque, jusqu’à porter mon regard sur l’affiche que j’avais placardé il y a quelques semaines afin de promouvoir mon exposition.

« Qui suis-je ? », ce slogan écrit à l’encre noir sur un fond blanc au centre même de l’affiche, invitait celui qui le lisait à se questionner sur lui-même. Les quatre images positionnées à la verticale, l’une en dessous de l’autre au centre de la feuille étaient les seuls indices tant qu’au style d’art dans lequel s’inscrivait l’exposition. Les deux premiers encadrés situés à chaque extrémité étaient des peintures : chacune d’elles représentaient une âme en peine que j’avais rencontré et dont l’histoire ne m’avait guère laissé indifférentes. Ainsi, je les avais peintes dans le lieu où elles avaient trouvé leur salut, entouré d’éléments symboliques représentant l’histoire de leur vie, tandis que leur corps inanimé était un élément de l’arrière-plan. Les encadrés restant étaient des photographies de deux de mes installations : l’une représentant la plasticité de l’homme, tandis que la suivante invitait le spectateur à se questionner sur l’impact de l’inconscient sur son corps. L’un était un buste recouvert d’images sexistes et stéréotypés, tandis que le visage scalpé, j’avais transformé la partie du haut de ses lèvres à son front en une télévision qui laissait entrevoir l’intérieur de la sculpture : l’intérieur aux colories obscures, était seulement constitué d’une ampoule en train de se pendre avec des écouteurs qui laissait entrevoir un dollar derrière son cadavre, tandis que le tout était en train de couleur sous les passions représenté par l’eau. L’autre installation était une salle dans laquelle les spectateurs pouvaient entièrement s’immerger et dont le seul meuble était une horloge ancienne et imposante dont les vas et viens étaient l’unique adversaires du silence souverain : mais à des intervalles irréguliers de quelques secondes ou minutes, les lumières de la pièce se coupaient la plongeant dans l'obscurité totale. Puis, des vidéos aux contenus subliminales apparaissent couvrant trois des murs, se reflétant même dans les miroirs accrochés au plafond, tandis que les sons créaient un certain état de mal être, voir un état de peur. De fait, la perturbation ne durait que quelques secondes, mais l’expérience ne pouvait laisser indifférent.

Ainsi, ces quatre encadrés devaient susciter l’envie aux passionnés de venir examiner le reste de mes réalisations. Je me demandais bien quels genres d’individus allaient faire le déplacement pour les travaux d'une novice telle que moi. Je me demandais s’il viendrait, cet homme que je croisais si souvent à la bibliothèque et même parfois à des expositions. D'ailleurs, il y a quelque jour, je l’ai aperçu lors d’une exposition sur le thème de la mort, me donnant encore davantage l’envie de débattre avec lui sur ces œuvres. Mais comme toujours cette idée fut rapidement refoulée. De fait, j’appréciais les débats et cet homme semblait être un adverse à ma taille, néanmoins, ma fierté m’empêchait d’aller à sa rencontre. Qui plus est, les relations intersubjectivités m’étaient bien étrangères, alors, quand bien même je passerais outre ma fierté, mon incompétence pour me lier aux autres serait un barrage infranchissable. Non pas que je voulais me lier, ou créer un quelconque lien avec lui, j’étais simplement attirer par l’envie de débattre avec quelqu’un de cultivé, mais le fait qu’il puisse mal interpréter mes intentions calmait souvent cette volonté.

Soupirant, je replongeais mon attention dans mon roman, mais en vain, mon esprit en ébullition m’empêchait de me concentrer. Je relevais donc le visage, et cela fut non sans surprises que mon regard croisa celui de l’homme à l’aura si lumineuse. Par réflexe, mon regard se baissa, tandis que je tentais de paraître impassible comme toujours. Mais son regard semblait quelque peu insistant, peut-être avait-il fini par remarquer mon existence ? Qu’importe, cela n’avait guère d’importance. D’ailleurs il finit par aller s’asseoir comme si nos regards ne s’étaient jamais croisés, après tout nous ne sommes que des étrangers, ce serait donc le contraire qui paraîtrait bien étrange. Néanmoins, malgré cela, je ne pouvais refouler mon désir de savoir quel livre il avait choisi dans le rayons des grands philosophes, celui ou je passais l’essentielle de mon temps. Alors, tandis qu’il s’installait à sa table, mon regard parti à la recherche de cette information. L’ouvrage qu’il avait choisi, je l’avais déjà lu par le passé : ce dernier abordait avec maîtrise et véracité le thème de la mort. C’était un excellent ouvrage, dont seuls les passionnés pouvaient en comprendre l’intégralité au vu des références des plus variés et pointus.


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« J'ai appris que dans ce monde rien n’est éternel. Les souvenirs finissent par s'estomper, les gens finissent par disparaître, les sentiments finissent par changer. Tout n'est qu'éphémère. Pourtant on s'accroche, on vie comme s’il existait toujours un lendemain. Quelle belle illusion qu'est la vie. Nous faisant goûter à la passion, l'amour, le bonheur pour nous les reprendre sans exutoires, ne laissant derrière elle que de doux souvenirs éphémères ».
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